Avoir confiance en toi, c’est assumer ta vérité

Avoir confiance en soi passe (également… Ce post est la suite de celui d’hier) par s’écouter, c’est-à-dire écouter ses ressentis et ses jugements, et non se cacher derrière les « vérités » des autres, des traditions ou des religions.

Car quand tu fais ça, que fais-tu réellement ? Et bien, tu as peur de te faire confiance, tu as peur de ta propre vérité. Tu ne conçois pas que ce qui est en toi, puisse être valable.

4 pistes pour développer ta confiance en toi :

❇️ Offre-toi des moments où tu t’écoutes : méditation, course, yoga, écriture, marche, recueillement, accompagnement…

Et fais-en une habitude pour soutenir ta volonté.

❇️ Cette écoute de toi te permettra aussi de distinguer l’urgent de l’important, car l’urgent sape ta capacité de jugement.
Si c’est urgent, est-ce que c’est important pour toi ? Cette question te permettra de te recentrer sur ce que tu as à faire.

❇️ T’accueillir dans ta totalité :

🔹Avec ton passé, sans occulter le sombre, sans chercher à voir le verre à moitié plein et sans t’auto-saboter en voyant le verre à moitié vide.

🔹Dans ta totalité veut aussi paradoxal.e et changeant.e.

🔹Sans te soumettre à tes tyrannies intérieures et aux vérités extérieures.

❇️ Te connecter à la beauté comme contempler un beau ciel ou t’émouvoir d’une chanson.

Dans ces moments-là, tu ne doutes pas une seconde : c’est beau.

Il en faut de la confiance pour énoncer une telle vérité, non ?!

La beauté te connecte au plus profond de toi, sans te fier à l’autre, son avis, son jugement, ses critères.

Elle permet de réapprendre à te faire confiance et à oser être toi. En toute liberté.

Te connecter à la beauté est aussi renouveler ta confiance en la vie et les autres, dans une universalité.

Cite-moi en commentaire quelque chose que tu trouves profondément beau.

Le manque de confiance en soi n’existe pas

« Le manque de confiance en soi n’existe pas » nous dit la philosophe Anne Dufourmantelle. Plutôt provocant, n’est-ce pas ?

Il s’agit en réalité d’un manque de confiance en les autres, en ses capacités et en la vie.

En effet, ta confiance en toi se joue dans ton rapport à l’action et ton engagement dans le monde (tu y vas ou pas). Ainsi, tout ce qui t’enracine dans le réel peut te servir de base.

3 pistes pour développer ta confiance en toi :

❇️ Sortir de chez toi, nouer des relations avec des personnes différentes, inspirantes, des amis, des maîtres… toutes les personnes qui te grandissent, te réveillent, te révèlent.
Cherche des relations qui te font du bien et te sécurisent.
Vas-y avec ta peur, mais vas-y. Comme un enfant qui apprend à nager.

❇️ Développe tes compétences : grâce à la pratique ou à l’entraînement, elles te feront acquérir de la confiance.
Si en tant que HP, il t’arrive régulièrement de te sentir ‘nul.le’ (au point de remettre en cause ton test de QI) et de manquer de confiance en toi, peut-être que tu manques simplement d’entraînement. Le.s don.s inné.s sont développé.s par la pratique qui se transforment avec le temps en confiance.
Or, on veut souvent avoir confiance pour pouvoir se lancer. Une telle croyance crée de l’inertie. C’est l’inverse ! La confiance est une conséquence. 

❇️ Fête tes réussites, même petites, car ce sont elles qui t’enracinent dans le réel et te font prendre confiance.

⚠️ Attention : la recherche de compétence ne doit pas se transformer en recherche de contrôle, qui fige et ne crée aucune confiance. Le contrôle ne cherche que la répétition à l’identique de ce qu’on connaît déjà.

La compétence est au service de la vie, du mouvement et de la progression. Ton indice ici peut être le plaisir que tu prends à pratiquer. Le plaisir est le meilleur allié de la confiance.

En résumé, engrange de l’expérience pour développer tes talents, ta connaissance de toi et ton désir.
Et ça, personne ne peut le faire à ta place ! 👣

Se projeter… à long terme 5/5

Quand tu te projettes dans ta vie professionnelle et que tu sais que tu es d’une nature à vite t’ennuyer, tu as sans doute déjà croisé cette pression consistant à penser que le prochain projet doit être « le bon » (façon Prince Charmant) : celui grâce auquel tu vas t’épanouir pour le restant de tes jours.
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Enlève-toi cette pression. Accepte que tu es dans une phase d’exploration. Cela te permettra d’ailleurs sans doute d’aller plus vite sur ton chemin et d’être plus à l’écoute de toi.
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Et à un moment, un projet te donnera sans doute envie de t’y investir plus longuement.
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Et le dernier sujet dont je voulais dire quelques mots sur ce thème de « Se projeter à long terme » est celui de la crise existentielle.
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Je pense que si tu traverses une crise existentielle, tu peux la remercier. Oui… Car elle te fait gagner du temps. Elle allait arriver tôt ou tard.
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Vis-là complètement. Ne l’évite pas. Va jusqu’à ce qu’elle t’enseigne tout ce qu’elle a à t’apprendre.
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Plus tu l’évites, plus elle va revenir frapper à ta porte.
Plus tu la traverses, plus vite elle sera terminée.
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Et parles-en autour de toi. En faisant cependant attention de trouver des personnes à l’écoute, qui par exemple ont également vécu ça, et non celles qui te remettront dans ton ancien chemin, car elles projetteront leurs propres peurs sur toi
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Et réalise qu’il y a la vie de l’autre côté de cette crise.

Se projeter… à long terme 4/5

Que faire avec la petite voix qui te dit « ce n’est pas pour moi », « je ne suis pas assez bon.ne », je ne suis pas fait.e pour ça », »je ne suis pas assez passionné.e par mon projet »?

Le fait de s’identifier à un échec est plus une perception personnelle que lié à la nature de l’échec en lui-même.

Si tu penses qu’un obstacle/échec est un événement normal et utile sur ton chemin et que c’est une opportunité d’avoir des infos pour t’ajuster et apprendre tu te vois alors comme un « apprenti ».

Mais peut-être que tu vois un échec/obstacle comme la plupart des gens le voient, c’est-à-dire quelque chose qui dit « tu n’es pas assez bon.ne » ou « tu n’es pas fait.e pour ça ». Ce sont leurs perceptions. Et tu n’es pas obligé.e d’y adhérer.

Savoir comment tu perçois un obstacle/échec n’est pas une question à pousser sous le tapis.

Si tu fuis cette question, c’est que tu as peur de ta réponse. Que tu penses alors à toi comme un échec. Et c’est si douloureux que tu ne vas pas y faire face.

Mais il te faut regarder cette question pour voir sa réponse et réaliser qu’un échec ne te définit pas.

Une autre pensée dont tu peux avoir peur est « je ne suis peut-être pas aussi passionné.e par mon boulot/projet, que je le pensais ». Tu peux avoir peur de l’admettre, car tu vois ce que tu as déjà investi dans ton projet : en temps, dans le regard des autres, de ton identité.

Et donc, si mon boulot/projet ne m’intéresse plus, qu’est-ce qu’il me reste ? Et derrière ça, qui suis-je ?

Il n’y a rien de mal à penser que ton boulot/projet ne t’intéresse plus. Rien.

Je pourrais aussi parler ici de la pression qu’ont les étudiants à savoir ce qu’ils veulent faire comme métier et avoir une vision claire de leurs vies pro… Ce qui peut créer de l’anxiété quand ils ne savent pas répondre.

C’est presque fou d’imaginer qu’à 18 ans, on puisse savoir ce qu’on veut faire de sa vie.

Certains sauront, d’autres inventeront une réponse pour satisfaire ceux qui leur posent la question… Et ils suivront peut-être même ce chemin. Et surgira alors peut-être plus tard la pensée ci-dessus « je n’aime finalement pas ce que je fais ».

Et c’est OK 🙂

Se projeter… à long terme 3/5

Si tu ne te sens pas poussé.e par le résultat que tu veux atteindre (pro ou perso), c’est que tu n’as pas une vision claire de ton projet, alignée sur tes valeurs, tes compétences et ton vrai désir ou que tu es déconnecté.e de ta vision.

Quand elle est claire, tu es inarrêtable, même dans les mauvais jours.

🔹 Avoir une vision claire est connaître le résultat que tu veux réaliser aussi intimement que possible, comme si tu examinais un diamant sous toutes ses facettes. Comme si tu explorais mentalement profondément la vision de toi ayant accompli ce que tu souhaites.

Plus tu fais cette exploration mentale, plus ta vision est claire. Tu devrais pouvoir la décrire sur des pages ou en parler pendant au moins 1h.

⚠️ Si tu ne ressens pas cette poussée, ne te convainc pas qu’elle n’existe pas ou que parfois elle est là et que d’autres fois non. C’est de l’autosabotage.

Et la croyance n’est pas que ça va se produire, mais que cette vision est possible. Et ce sont tes actions qui rendront ce futur réel.

Avoir une vision claire qui nous pousse, ne fait pas qu’il n’y a aucun obstacle sur le chemin.

Ex. : Elon Musk dont on peut supposer qu’il a une vision claire de son projet Space X, est-ce qu’il ne rencontre pas d’obstacles ? Non. Mais sa vision lui permet de les franchir.

🔹 Comment rester motivé.e malgré les obstacles ? Ce qui revient à parler de ta connexion à ta vision :

– rester centré.e sur « pourquoi » tu veux réaliser ta vision. Pour ça, tu peux par exemple écrire ou dire à haute voix ton objectif principal tous les jours.
D’ailleurs si tu n’as pas de clarté, c’est sans doute car tu n’es pas centré.e sur ton « pourquoi ». Tu t’es peut-être laissé.e happer par le quotidien, la tête dans le guidon, voire même tu t’es fait croire que tu étais occupé.e, sans savoir vraiment où tu vas.

– les obstacles font partie du chemin. Ils n’affectent ni ta motivation, ni ta valeur, ni ton identité.

– le chemin vers la réalisation de ton objectif prend du temps et n’est pas instantané.

– tu peux modifier ton objectif, car le chemin n’est pas linéaire. Et car ce que tu fais actuellement, tu ne le feras pas jusqu’à la fin de tes jours.

Se projeter… à long terme 2/5

C’est toi qui décides du résultat final. Oui, oui. Mais souvent quand on vit un refus ou un échec, on imagine que ça signe la fin de notre projet. Ou que c’est un signe de l’univers.

Mais on peut aussi le voir comme une donnée : la manière dont j’ai fait les choses cette fois n’a pas fonctionné. Je vais essayer autrement, car j’ai décidé que j’attendrai mon objectif.
Il s’agit de questionner cet échec et non d’en tirer des conclusions.

En fait, on n’est pas en échec, tant qu’on ne l’a pas accepté comme étant sa réalité.

Il n’y a pas de recette pour « réussir », ni dans les livres, ni chez les autres (« faites comme moi, ça marchera pour vous aussi »). C’est même dangereux, car il y a de nombreuses variables en jeu. Le parcours de chacun est unique.

Ce qui permet de surmonter les obstacles est la ténacité, l’état d’esprit et les valeurs. Et réaliser qu’il n’y a rien à « réussir », mais qu’il s’agit d’apprendre à se gérer dans les obstacles.

La question à te poser ici : comment te comportes-tu quand tu ne réussis pas ?

Et autre sujet : savoir quand abandonner ou persévérer ?

Il n’y a pas de recette ici non plus. Mais ces 2 questions pourront t’aider à y répondre :
– est-ce que ton projet te pousse ou est-ce toi qui le tire ?
– est-ce que c’est le résultat qui te stimule et te rend joyeux ? Et/ou est-ce le processus pour l’atteindre ?

Et pour t’aider à y voir plus clair, voici la grille du flow de M. Csikszentmihalyi :
– compétences faibles + peu de défi = apathie
– compétences faibles + défi élevé = frustration
– compétences importantes + peu de défi = ennui
– compétences importantes + défi élevé = flow

C’est cet état de flow qui te permet d’aimer le chemin avec ses hauts et ses bas, car il y en aura.

Ex. : si tu veux être un auteur à succès qui signe des dédicaces et est traduit en 25 langues, tu dois vouloir encore plus fort, écrire plusieurs heures / jour pendant des semaines, sans personne pour te féliciter pour ça.

Pourquoi ? Car ça te permettra de traverser les échecs.

Alors, où en es-tu ?

Se projeter… à long terme (tu sais, ce truc re-lou) 1/5

Est-ce que mon projet va prendre plus de temps que je ne l’imagine pour se réaliser ?
Combien de temps ça va prendre pour que je ne lutte plus ?
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Jusqu’où dois-je être persévérant.e ? À quel moment reconnaître que je dois abandonner ?
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Ces questions sont encore plus présentes quand on est impatient, avec de nombreux centres d’intérêt et qu’on n’est pas encore passé de l’autre côté du miroir : y arriver.
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Regarder les exemples d’autres personnes est inspirant pour prendre un peu de hauteur :
– W. Disney à qui ça a pris 10 ans avant qu’un de ses dessins animés devienne populaire
– Tesla a commencé à être rentable 10 ans après sa création
– J. K. Rowling a reçu 10 lettres de rejet pour Harry Potter
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Et ces groupes de musique qui ont un succès comme sorti de nulle part, mais qui sortent des albums depuis 10 ans.
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Est-on prêt à persévérer 10 ans dans la même direction ? Comment fait-on pour survivre aux rejets ?
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La réponse est : aimer ce qu’on fait peu importe le succès, le nombre de likes ou le chiffre d’affaires. Ce qui permet la ténacité.
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Et se demander si avec Internet et les réseaux sociaux, on peut réussir plus vite, n’est pas la bonne question. Si on ne peut pas imaginer que son projet pourra prendre des années pour être rentable, on est perdant avant même d’avoir commencé.
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Et quand on est une personne qui veut faire plaisir aux autres et réussir du 1er coup, hormis les conséquences d’un échec, on s’imagine aussi qu’il va nous faire perdre quelque chose qu’on ne pourra jamais récupérer comme l’estime de telle personne.
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C’est là qu’il faut changer sa manière d’envisager l’échec. Essayer d’éviter l’inconfort de l’échec est un bon moyen de ne pas atteindre l’objectif espéré. L’échec fait partie du chemin.

Se sentir trop ou pas assez

De quoi s’agit-il ?
D’où ça vient ?
Comment y remédier ?

Tu crains de mettre les autres mal à l’aise, si tu es épanoui.e ?
Tu as déjà remarqué ces moments où tu te restreins, te limites pour ne pas gêner ?

Cette peur d’être « trop » est fréquente, et plus encore chez les personnes empathiques.
D’ailleurs, tu ne réalises pas combien elle est fréquente avant de commencer à en parler.
Avant ça, tu penses que ta peur n’est pas normale :
– la peur d’être trop ou pas assez
– la peur de ta puissance
– la peur d’être épanoui.e
– la peur d’être aussi brillant.e que ton imaginaire peut le concevoir

Ça me rappelle une époque où j’étais comme ça.
On peut avoir peur pour plein de raisons.
J’avais notamment la peur d’être perçue par les autres, comme un danger.
J’ai longtemps pensé que j’étais « trop » pour les autres.

Note comme ces peurs sont vagues : être trop heureux / triste, parler trop fort, être trop effacé.e, être trop en demande, trop ennuyeux…
On peut avoir peur de beaucoup de choses. On peut même percevoir des qualités comme « trop » et qu’elles deviennent un peu effrayantes.

Ce que je me disais, ressemblait à : « ne brille pas trop », « ne prends pas trop de place ».
J’avais l’impression que ce n’était pas OK de prendre ma place.
Y compris dans mon corps et avec mon corps.

Ça a été une grande partie de mon chemin : faire l’expérience de prendre ma place.
Ce qui se traduit chez moi, à chaque fois que je progresse sur ce chemin, par ressentir instantanément un grand sentiment de complétude.

Et ce qui ensuite allume une autre peur : celle d’être trop vulnérable, trop exposée… Et fait émerger un besoin de sécurité.
Alors, un des moyens de me sentir en sécurité est de me faire plus petite.

Être épanoui.e, c’est différent des autres et l’assumer

On pense souvent : si je suis vu.e, je vais attirer une attention qui pourrait me causer du tort, me faire souffrir (cf. les jaloux/ses, les personnes mal intentionnées…).⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Prendre sa place apparaît comme quelque chose de menaçant, voire dangereux.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Tu peux alors avoir des comportements où tu vas minimiser ce que tu as, ce que tu as fait, en ajoutant souvent en fond, un sentiment de culpabilité :⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– essaie de ne pas te faire remarquer⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– ne sois pas trop joyeux/se⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– ne sois pas trop intelligent.e⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– ne te montre pas trop intéressé.e…⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
C’est fou de voir comment tout ça est teinté par notre éducation et notre histoire sociale et culturelle.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Au fond, c’est comme si tu ne voulais pas être vu.e comme celui qui réussit, qui prend sa place #autosabotage⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Ceux qui prospèrent d’une manière ou d’une autre, sont ceux qui sont en bonne santé, ceux qui gagnent bien leurs vies, ceux qui ont les moyens de faire des études, ceux qui sont passionnés, ceux qui sont drôles, ceux qui sont visibles sur les réseaux sociaux… ou tout ce que culturellement, on peut considérer comme « être épanoui.e ».⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Et dans une logique d’instinct de survie, tout le monde devrait montrer le plus possible qu’il est épanoui.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Mais alors, pourquoi agissons-nous à l’inverse et avons développé toutes ces peurs ?⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Parce que la différence est devenue un danger, qu’on en ait conscience ou non.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Et la dissonance entre ce qu’on prétend rechercher et comment nous agissons réellement, envoie un message brouillé à nous-même et à notre entourage.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Ex. : quand une personne nous dit : « tu as de la chance d’être mince ». Est-ce qu’elle nous complimente ? Ou exprime un manque, une sorte de jalousie ?⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Il apparaît là une sorte de compétition implicite.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Tout ça est très fréquent dans notre société : l’envie, le manque, la jalousie, le jugement…⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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On ne sait pas réellement ce qu’on cherche et on pense qu’on doit l’obtenir au travers d’efforts et de compétition.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Ajoute à cela ton empathie…

Ton empathie te cantonne à un rôle non-menaçant et acceptable pour les autres

Si tu es hypersensible / empathique et que tu as envie de relations harmonieuses, il t’est sans doute important de te sentir intégré.e.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Pour beaucoup, s’intégrer veut dire que personne ne les menace et inversement. La dernière chose qu’on veut, est quelqu’un se sente mal à cause de soi.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Ex. : je ne veux pas que tu te sentes mal parce que je suis extraverti. Alors je vais me refréner et être moins expansif.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
C’est notre cerveau limbique qui nous dit : c’est plus sûr de s’intégrer.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Et toi, comment fais-tu ça ? En étant conscient.e de ce que les autres ressentent. Qu’ils se sentent mal quand tu es comme ça ou fais çi.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Tu peux voir comment « trop » et « pas assez » parlent de t’assurer que tu es acceptable par les autres, en scannant comment tu es perçu.e.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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« Trop » et « pas assez » sont la même chose : si tu déclenches des signaux de peur chez les autres, tu es « trop ». Tu vas alors te rabaisser, te faire plus petit.e.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Si tu rends compte que les autres veulent quelque chose de ta part, alors tu vas faire plus pour les satisfaire : être plus poli.e, plus attentionné.e, plus intéressé.e…⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Tu ne vas exister que dans un petit espace d’où tu ne fais que scanner les autres pour savoir ce que tu dois faire pour qu’ils se sentent OK avec ton existence… et finalement, avoir la permission d’exister. Mais non pas comme tu es, avec toute ta personnalité, mais dans un rôle non-menaçant et acceptable.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Tu veux que l’autre pense à toi en bien, pour qu’en retour, tu te sentes bien.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Ce qui est épuisant, car tu te retrouves à gérer les pensées de beaucoup de personnes à ton sujet.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Tu as envie de souffler, mais tu trouves toujours quelqu’un qui pense que tu es « trop » ou « pas assez ».⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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On pense qu’on peut contrôler parfaitement notre image et cacher des choses de soi. C’est comme ça que notre ego fonctionne, posant des verrous « trop » et « pas assez ».⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Ce qui nous empêche de nous sentir vivant.e.

Mes émotions ne sont pas bienvenues pour l’autre

Que tu sois introverti.e ou extraverti.e, le fait de te rabaisser, de prendre le moins de place possible, d’être la personne parfaite (la parfaite amie ou compagne, le parfait Papa, la parfaite collègue…), ce rôle dont tu penses qu’il va te mettre en sécurité, te crée beaucoup de tensions physiques et émotionnelles, jusqu’à développer des maladies parfois.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Mais inévitablement, cela ne tient pas sur la durée et craque.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Et heureusement que tes stratégies pour éviter la vie et n’être personne, ne fonctionnent pas.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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La pression interne qui, quand elle explose et est tournée vers quelqu’un, fait que tu lui remets le pouvoir de te délivrer de toi et de te donner le pouvoir d’exister. Et ça c’est vraiment « trop » !⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Dans ces moments-là, même si c’est ce que tu auras tendance à rechercher, il n’appartient pas aux autres de te rassurer, de te dire que c’est OK et que tu es « aimable ».⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Là, ce sera effectivement « trop » pour eux d’endosser cette responsabilité (sauf à tomber sur une personnalité de sauveur en face de toi).⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Ce qui est « trop » pour l’autre :⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– c’est la combinaison du mécanisme protecteur de ton ego et de tes blessures non soignées et peut-être non conscientes, que tu projettes sur lui. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– ce sont tes stratégies pour échapper à ton existence et tes espoirs d’être cette version robotisée de toi-même que tu supposes que les autres aimeront inconditionnellement.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Mais pas toi. Pas ton existence.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Chaque personne qui se sent « trop » a toujours tort. Toujours.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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C’est ton boulot de savoir que tu as le droit d’exister et ce que ça signifie.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Quand il devient évident que tes stratégies ne fonctionnent plus (phrases qu’on t’adresse, maladies, explosion de colère…), il t’est proposé de commencer le travail avec ce qui vient à la surface.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Quand quelqu’un te dit que tu es « trop » ou « pas assez », ça ne veut pas dire qu’il ne veut pas que tu existes, brilles, sois présent.e. C’est un moment, un fait qu’il désigne.

L’authenticité est toujours la solution

Le remède est de te reconnecter à toi-même et sentir que tu peux exister comme tu es actuellement.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
C’est un processus. Cela ne se fait pas en 5 mn.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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La bonne nouvelle est que quand tu te reconnectes à toi-même, quand tu commences à te présenter comme tu es réellement et non à travers tes stratégies sur comment tu estimes devoir être afin de ne pas être « trop » ou « pas assez », quand tu t’affirmes, c’est curatif, pour toi et pour les autres aussi.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Quand tu prends ta place comme tu es, à tout moment, tu peux vivre dans cet espace. Et tu peux rencontrer les autres depuis cet espace.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Cela ne conviendra pas à tous : certaines personnes s’éloigneront de toi, car ce sera inconfortable pour elles. Certaines personnes changeront. D’autres rentreront dans ta vie.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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L’authenticité est toujours cicatrisante. Pour toi et pour les autres… qui n’ont plus à te gérer dans tes rôles.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Tu es en sécurité. Tu peux te regarder depuis l’intérieur de toi.

Poser tes limites

Poser une limite ne veut pas dire que tu es faible ou que tu ne peux pas faire les choses.

Avoir des limites ne veut pas dire que tu n’aimes pas la personne.

Les limites sont :
– du respect de soi
– nécessaires
– de l’affirmation de soi

J’ai longtemps pensé que poser mes limites, voulait dire que je n’avais pas la capacité de faire telle ou telle chose. Que je n’étais pas assez forte.

Et j’avais aussi peur qu’en disant « non » à telle personne, elle se détourne de moi.

Culturellement, on peut également être amené à ne pas poser nos limites, notamment avec notre famille. Car comme c’est la famille, c’est comme s’il n’était pas envisageable de dire « non ».

Tu peux tout à fait poser tes limites avec ton boss, tes collègues ou les membres de ta famille. Même si tu ne l’as jamais fait avant.

Si une personne agit de manière intrusive ou inadéquate et te fait te sentir fatigué.e, confus.e, frustré.e ou en colère, il est temps de faire le point et de poser tes limites :

1. Regarde la situation : prends des exemples concrets. Qu’est-ce qui te perturbe dans ces situations ? Sois clair.e sur ce qui t’est inconfortable.

2. Choisis ta limite : demande-toi ce que tu voudrais qu’il se passe. Réfléchis à la manière dont tu voudrais que cette interaction change.

3. Pose une limite claire : avec un message clair et direct. Ex. : « Je n’apprécie pas quand tu me critiques publiquement en réunion. Je quitterai les réunions où tu agis ainsi. » Ne t’excuse pas. Ne te justifie pas. Tu n’en as pas besoin.

4. Tiens ta limite : ne pose pas une limite que tu ne peux/veux pas tenir. Si la personne sait qu’elle peut la franchir, elle le fera.

Une émotion refoulée devient envahissante

Une émotion refoulée devient envahissante.
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Ex. : si je me dis que je ne vais pas encore pleurer, et bien je suis au bord des larmes et envahi.e par cette émotion.
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Lorsque tu te laisses traverser par l’émotion (qui n’est que ça : quelque chose qui te traverse), tu vas pouvoir passer à autre chose.
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Si tu la bloques, elle t’envahit.
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Alors si tu te sens envahi.e par une ou des émotions, tu peux prendre que tu es en train de la/les refouler.
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C’est la même chose avec une pensée compulsive.
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Dès que tu essaies de ne pas penser à quelque chose, il se produit l’inverse : tu le fais.
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Ex. : ne pense pas à un éléphant bleu… 😉
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Et c’est ce qui fait entrer ton hamster dans sa roue 🐹
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Est-ce que ça te parle ?