Multipotentiel.le et heureux.se dans son job

Nouvelle semaine = nouvelle thématique
➡️ Comment être une personne multipotentielle et heureuse dans son travail.

Aujourd’hui, je te présente ci-dessus quelques unes des problématiques rencontrées dans le monde du travail quand on est multipotentiel.

Nous verrons dans les prochains posts comment cheminer vers un job qui te permette de t’épanouir dans ta multipotentialité.

Pour revenir sur les problématiques ci-dessus, la sensibilité et l’empathie fait qu’on va les vivre fortement. À cela s’ajoute la difficulté à coller à des étiquettes ou entrer dans des cadres pré-établis 🏷️

La suite demain avec les ressources des personnes multipotentielles 💫

Comment faire pour se reconnecter à soi

Comment faire pour me reconnecter à moi ?
C’est une question qu’on me pose souvent en RDV !

Ça peut être difficile et intimidant d’essayer de renouer avec soi.
Alors voici quelques conseils pour t’aider ☝🏻

Intellectualisation

Je te partage cette phrase que ma thérapeute m’a rappelée ce matin.

Je pense qu’elle peut t’être utile si tu es adepte de la rumination mentale ou du coupage de cheveux en 4.

S’en rappeler permet de remettre les choses à leur place utile et de se demander contre quoi est ce que je me défends ? Quel ressenti ou situation inconfortable ?

Sortir de la paralysie du perfectionnisme

Je vous partage cette prise de conscience impactante d’une coachée sur le perfectionnisme :

« Ce qui a profondément changé la donne pour moi dans cette lutte où j’étais paralysée par le perfectionnisme, a été de prendre pleinement conscience que les autres sont généralement bienveillants avec moi, au lieu de croire mes angoisses et les histoires très négatives que j’imaginais sur ce que les autres pensaient de moi et de mon travail.

J’ai commencé par réaliser que je ne peux pas savoir ce qu’ils pensent ou croient. J’ai ensuite pris conscience qu’ils étaient très certainement occupés par autre chose que moi. Puis je me suis mise à la place d’une personne qui regarde mon travail et ai imaginé toutes les choses positives qu’elle pouvait penser.

Aujourd’hui, je n’ai plus peur de produire un travail ou d’écrire un mail, car je ne crois plus à l’anxiété alimentée par toutes mes projections, qui me traverse la tête après avoir appuyé sur la touche Envoi. »

Est-ce que ça te parle ? 😉

Perfectionnisme

Je te laisse lire les 2 visuels ci-dessus.

Tu te reconnais dans ces situations ?
Tu as envie d’en sortir et d’essayer les propositions ci-dessus ?

Comme toutes les habitudes, elles sont difficiles à changer :
➡️ être tolérant.e avec soi-même
➡️ faire un pas puis l’autre
➡️ et accepter que c’est un processus qui demande du temps

Le perfectionnisme est l’expression de l’insécurité

Tu n’es pas ce que tu fais.
Tu n’es pas les résultats de ce que tu fais.
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Quand on comprend vraiment cela, cela libère notre capacité à être vulnérable.
On peut alors partager ce qu’on fait de manière imparfaite et aider les autres à comprendre cela : on peut traverser des choses similaires, expérimenter les mêmes frustrations…
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Ton identité n’est pas le résultat de ce que tu fais. Et elle n’est pas non plus une fiction de perfection qui met une énorme pression sur tes épaules.

En finir avec le perfectionnisme

Pour établir ce qu’on considère comme parfait, on se compare souvent à des personnes ou des réalisations qui sont la crème de la crème, donc représentant 0,000001% de la population et sans prendre en compte tout le travail nécessaire en amont.
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Si la qualité de ce qu’on produit ne correspond pas à ce niveau-là, on estime que ce n’est pas acceptable. Et nous avec !
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Estimer ce qui est acceptable revient à porter un jugement sur la valeur de quelque chose. Or on ne peut pas savoir quelle valeur aura notre production/réalisation pour autrui.
➡️ La valeur de quelque chose est subjective.
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Nous montrer dans notre imperfection peut être d’une grande valeur pour les autres.
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Et dans la tentation de la perfection, on voudrait s’assurer au préalable que la robe qu’on coud / le livre qu’on écrit / la formation qu’on va donner / etc. va être apprécié et bien se vendre. On ne peut pas savoir !
➡️ Ce qu’on a à faire est : faire de notre mieux.
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Enfin, partager quelque chose d’imparfait permet aux autres de ne pas se sentir seuls quand ils expérimentent un chemin similaire aux autres.
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À demain pour la suite de ce thème du perfectionnisme !

La base pour te créer une vie épanouissante

Je ne vous apprendrais sans doute rien, si je vous dis que les personnes à haut potentiel et/ou hypersensibles ont généralement un mental très actif et des difficultés à être connectées au moment présent et à leurs ressentis corporels. Ce constat est encore plus marqué pour les personnes vivant en milieu urbain. Et cela entraîne notamment de la procrastination, de la confusion mentale, de l’indécision et des difficultés à passer à l’action.

Or, le moment présent et le corps sont les endroits où l’action se passe. Et être dans ces endroits est possible grâce à notre attention, à notre conscience.

La conscience est le fondement de tout changement

La conscience est le 1er outil pour initier tout changement :
☁️ un changement dans ce que nous vivons
☁️ un changement dans ce que nous souhaitons vivre dans le futur

La conscience est la base pour créer une nouvelle réalité dans notre vie.

Lorsque nous ne sommes pas pleinement conscient.e.s :
☁️ nous ne nous sentons pas très présent.e.s
☁️ pas très engagé.e.s dans notre vie quotidienne, donc pas très épanouis
☁️ nous nous débattons avec une forme de déconnexion de nous-mêmes : de nos émotions, de notre corps, de notre intuition.

J’étais moi-même très déconnectée de moi et notamment assez forte pour avoir des conversations sans y être pleinement présente, mais loin ailleurs dans ma tête.

Cette déconnexion se manifeste notamment aussi par :
☁️ beaucoup d’indécision
☁️ l’ignorance de ce qui nous passionne, de ce qui est réellement important pour nous
☁️ le fait de ne pas voir si nos relations avec les autres sont saines ou non

Cette déconnexion est souvent une forme de protection de soi que nous avons mise en place dans notre enfance, car nous avons vécu des situations avec des émotions qui étaient trop fortes pour l’enfant que nous étions.

La pratique de la pleine conscience est importante pour nous reconnecter, car nous ne résolvons pas les questions de choix avec notre mental, mais avec nos ressentis et notre intuition.

Blocages et conscience

Il y a les moments où nous sommes déconnecté.e.s de nous-mêmes… et ceux où nous nous sentons bloqué.e.s, notamment face aux décisions à prendre.

Quand nous sommes bloqué.e.s, c’est que nous vivons avec un fonctionnement inconscient qui n’est plus adapté.
C’est comme si nous étions un ordinateur et que nous ne faisions pas les mises à jour de notre logiciel.

Nous voulons changer quelque chose dans notre vie (pro, perso), mais nous continuons d’utiliser nos anciens schémas de fonctionnement.
C’est pour ça que le changement que nous voulons, n’arrive pas.

C’est là que la conscience est importante.
La conscience, c’est créer une présence active dans mon corps, connectée à mes émotions, mon niveau d’énergie et mes pensées.
Et commencer à séparer intérieurement celui qui observe et celui qui expérimente.

Or nous passons beaucoup de temps dans nos pensées, tout particulièrement quand on est haut potentiel et/ou hypersensible, et nous nous identifions à elles.

La conscience nous aide à sortir de nos pensées pour nous reconnecter à notre corps, c’est-à-dire, tu l’as maintenant compris, là où nous prenons nos décisions.

Le pouvoir de faire des choix

Une autre grande conséquence de ne pas être pleinement conscient.e est de se sentir distrait.e ou difficilement concentré.e et de ne pas être capable de choisir où nous portons notre attention, car nos pensées nous envahissent.

Pourquoi ?
Nous sommes tous équipé.e.s du plus grand pouvoir que nous puissions avoir à chaque instant : celui de choisir où nous posons notre attention.

Mais l’attention est comme un muscle.
Nous ne sommes pas habitué.e.s à faire le choix de là où nous dirigeons notre attention, surtout quand nous vivons sous la dictature de nos pensées et de ce qu’elles nous disent.

Comment faire pour reprendre le contrôle de notre attention et vivre ce puissant pouvoir qu’est le choix de là où nous portons notre attention ?
En musclant notre attention (ex. : méditation), c’est-à-dire notre présence.

C’est être présent.e à sa vie qui crée le pouvoir de faire des choix pour avancer.

Bénéfices d’être présent.e à soi

Quand on n’est pas très présent.e et toujours en train de penser à hier ou à demain ou à quelque chose qui s’est passé il y a 10 ans ou se passera dans 10 ans, on ne passe pas notre temps là où la vie se déroule.

Ce qui a un impact sur nos relations : on ne ressent pas la profondeur et la connexion qu’on aimerait.

Ce qui a aussi un impact sur la variété des émotions qu’on ressent qui est faible : on ressent beaucoup plus le stress et l’anxiété et très rarement les émotions positives comme la joie.

Être conscient.e permet de se reconnecter à toute la palette des émotions, pas seulement les émotions positives, car la vie est faite de hauts et de bas.

Être présent.e est la 1re étape pour être pleinement humain.e et expérimenter des situations et des relations épanouissantes.

Être conscient.e permet aussi de se reconnecter à son corps pour sentir ce qui s’y passe, comme notre intuition qui nous indique par exemple si une situation est bonne pour nous ou non, et pour avoir de la clarté sur la direction à prendre dans sa vie, sur ce qui nous passionne.

Enfin, être conscient.e nous donne les outils pour défaire les programmes inconscients qui nous maintiennent bloqués (cf. mon post du 19 nov. 2019).

Et être pleinement conscient.e va nous permettre de créer de nouveaux choix et de nouvelles habitudes.

Pratique : la méditation guidée est un bon moyen d’être plus conscient.e : présent.e ici et maintenant à son corps et ses ressentis. Il existe de nombreuses méditations guidées accessibles en ligne, sur YouTube par exemple, ou sur son téléphone, comme avec  la célèbre appli Petit Bambou. Vous pouvez aussi vous tourner vers des instructeurs de méditation tels que Christophe André ou Fabrice Midal.

Comment guérir le perfectionnisme

Cette semaine, je te propose de parler du perfectionnisme. Nous sommes beaucoup à batailler avec çà. Moi la 1re !
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Nous sommes dur.e.s avec nous-mêmes : nous attendons de nous que nous soyons parfait.e.s. Et nous restons bloqué.e.s car nous sommes incapables de réaliser quelque chose de parfait, c’est-à-dire tel que nous le voyons dans notre esprit.
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Et c’est là que c’est paradoxal : plus nous faisons, produisons et réalisons, plus nous nous perfectionnons. La quantité mène à la qualité.
La recherche de la perfection mène au résultat inverse de celui qu’on cherche et à l’immobilisme.
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Et plus nous voyons notre progression. Ce qui nous encourage à poursuivre.
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En faisant cela, nous nous montrons authentiques, humains et non des robots.
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En pensant à ce post tout à l’heure, je me disais justement que les choses que nous aimons et apprécions dans la vie, sont souvent des choses imparfaites, car humaines, comme une peinture ou une chanson que nous nous aimons en dépit et grâce à ses imperfections.
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On continue demain sur ce thème 🙂