Les 5 questions à te poser impérativement pour avancer

Si tu es bloqué.e sur ton chemin,
si tu ne sais plus quoi faire ou à quoi te raccrocher
ou que tu nages dans un brouillard intérieur,
ces questions sont plus particulièrement pour toi.
Tu es prêt.e ?

La 1re est :

Qui je veux être ?

Pas ‘qu’est-ce que je veux faire ou avoir ?’

Quelles sont les parts de moi que j’ai envie d’exprimer ?
Auxquelles j’ai envie de laisser de la place ?

Par exemple, ‘qu’est-ce qui me rend joyeux/se ?’ si tu as envie d’être joyeux/se. Ou déterminé.e. Ou puissant.e. Etc.

Choisis ce que tu veux être, sans te préoccuper de comment les choses vont se mettre en place pour que tu puisses être ça.

Que veux-tu ressentir ?
Tu veux faire l’expérience de quoi chaque jour ?

Quand tu es au clair avec ça (et ce ‘ça’ n’est pas immuable, il évolue avec le temps), formule-le toi clairement, avec détermination.

Et ce que tu veux être, ne dépend pas des éléments extérieurs (même en cette période chaotique, oui) : tu peux être joyeux/se, confiné.e ou dans ton boulot qui t’ennuie.

Cela implique peut-être de baisser le volume de ton mental et de poser un regard différent sur ta réalité.

Qu’est-ce que je veux que je n’ai pas déjà ?

C’est la 2e question de notre série de questions à se poser pour avancer.

Elle signifie : quand tu te dis ‘j’aimerai ceci ou cela’, vérifie que tu ne l’as pas déjà.

Ex. : ‘je veux être riche’.
Regarde la richesse qu’il y a déjà dans ta vie.
Qu’est-ce que ça veut dire pour toi ‘être riche’ ?
Riche émotionnellement, relationnellement, professionnellement, financièrement…?
Qu’est-ce que toi, tu mets dedans ?

Dans ce que tu crois désirer, regarde à quel point ce que tu désires, existe déjà dans ta réalité actuelle.

Si tu reconnais que c’est déjà là, tu en feras davantage l’expérience.


Ex. : ‘je veux un métier qui m’épanouisse’.
Regarde en 1er ce qui t’épanouit déjà dans ta vie et le métier viendra ensuite.

Ça peut te paraître bête ou bateau. Mais c’est tout sauf ça.
Cette 2e question est capitale.
Essaie. Même si ce que tu veux est tout petit dans ta vie aujourd’hui, c’est déjà là.

Tu sens que de dire ‘je veux avoir plus de joie dans ma vie, car il n’y en a qu’un tout petit peu aujourd’hui’ est différent de dire ‘je veux avoir une vie plus joyeuse, car là, c’est la cata’ ?

Quel est ton entourage et quels types de personnes tu veux fréquenter ?⠀⠀⠀

Il s’agit de la 3e des 5 questions à te poser pour avancer.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Les personnes autour de toi ont une influence sur toi, y compris les personnes que tu écoutes ou que tu lis.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Qu’est-ce qu’elles viennent alimenter chez toi ?⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Ton âme ou ton ego ?⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Le jugement, l’amour, etc. ?⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Tout ce qui t’entoure a une influence sur l’expérience que tu vis chaque jour. Cela inclut également les lieux où tu vis, la musique que tu écoutes…⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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C’est pour ça que c’est important de se demander si les personnes qu’on fréquente, nourrissent vraiment ce qu’on veut vivre, à tous les niveaux.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
De plus, l’extérieur étant le reflet de ce que tu vis à l’intérieur de toi, cette question te fera forcément cheminer.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Si tu veux vivre autre chose, il te faudra alors fréquenter d’autres personnes ou que ton entourage vienne alimenter d’autres parts de toi.
Et inversement, de manière systémique : si tu changes à l’intérieur de toi, ton entourage changera.
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Est-ce que ça te parle ?

4e question pour avancer sur ton chemin :

Regarde où tu es physiquement : ton lieu de vie, ta ville, ton pays… Est-ce que ça te convient ?

Le lieu où tu es, influence qui tu es.

S’il ne te convient pas et que tu envisages un autre lieu, je te renvoie à la 1re question : déménager pour être quoi, vivre quoi ?

Ex. : je vis en ville et veux déménager à la campagne pour être au contact de la nature et être au calme.
Ce contact avec la nature et ce calme vont te permettre d’être quoi ?
Par ex. : ça pourrait te permettre d’être plus serein.e.
Alors, commence dès aujourd’hui à ressentir un peu de sérénité. Et cela t’ouvrira des opportunités pour vivre plus sereinement.

Ce n’est pas le lieu qui crée la sérénité. Il ne fait qu’amplifier la sérénité qu’on porte déjà, car tu seras apte à la recevoir.

Et voici la dernière question pour te débloquer et avancer sur ton chemin :

Qu’es-tu vraiment prêt.e à recevoir ?

Il arrive souvent que dans nos vies, nous ayons envie d’autres choses. Si tu lis mes articles, c’est sans doute ton cas.

Mais pourquoi veux-tu autre chose ?
Tu veux remplacer quoi par quoi ?

➡️ Demande-toi ce que ça va t’apporter et non le manque ou le vide que ça vient combler.

Ex. : pourquoi est-ce que je veux être amoureux/se ? Pour vivre l’amour ou pour ne pas être seul.e ?

Ces 5 questions te permettent vraiment de retrouver ton libre arbitre et ton pouvoir créateur, c’est-à-dire ton pouvoir de réaliser ce que tu souhaites.

Tout part de toi.

Et oui, ce cheminement demande d’aller voir à l’intérieur de toi, vraiment et sincèrement.
Et ça ne se fait pas avec la tête, mais avec tes émotions et tes envies.
Laisse-toi surprendre par tes découvertes.

Et prends le temps qu’il te sera nécessaire pour ce chemin.
Oui, même si tu aimerais que ça aille plus vite 😉
Changer ses perceptions et ses habitudes de penser, prend du temps.

Résumé autrement :
✳️ Qui est-ce que je veux être ?
✳️ Pour faire l’expérience de quoi ?
✳️ Avec qui ?
✳️ Où ?
✳️ Pour recevoir quoi ?

S’épanouir professionnellement quand on est haut potentiel

Pour une personne à hauts potentiels, après avoir vécu sans exister vraiment pendant des années, vient un jour, le moment voire le besoin impératif de s’offrir une nouvelle vie professionnelle, pour soi, pour ses proches et pour le monde aussi.

Ce besoin émerge dans un contexte où les difficultés relationnelles que vivent les personnes à hauts potentiels dans le monde professionnel, sont souvent le reflet d’un décalage entre le contenu de leur métier et leur position hiérarchique d’une part, et leurs aspirations et/ou potentiels d’autre part.

Elles ne sont pas à leur juste place et l’entourage le sent. La quantité et la qualité de ce qu’elles apportent se situent au-delà de leur rémunération et de leur position. 

Souvent, la personne à hauts potentiels et son entourage professionnel décident tacitement de ne pas regarder ce déséquilibre en face, qu’ils savent pourtant sans avenir.

Dans certaines situations, il convient d’oser demander sa juste place, celle que l’on occupe dans les faits plus ou moins déjà, ou celle où nous serions plus heureux. Beaucoup de personnes à hauts potentiels, très bons numéros deux, n’osent pas prendre la place de leader alors qu’ils pourraient y faire de belles choses. A l’inverse, certains DG n’osent pas – par convention sociale – revenir à la place du créatif ou du concepteur dont ils rêvent sans se l’avouer.

Choisir de vivre vraiment : ces mots évoquent chez les personnes à hauts potentiels, à la fois une aspiration viscérale et des peurs profondes : peur de perdre contact avec la réalité, de ne « faire que de la politique », etc., qui cachent en réalité la peur d’être soi et celle de prendre sa place.

Alors, au-delà de la peur, de la culpabilité et du sentiment d’imposture, oser vivre vraiment devient un enjeu majeur.

Cela se traduit souvent par le fait de ne plus vouloir vivre avec un masque, de ne plus se raconter des histoires et d’oser se poser les vraies questions pour faire émerger une envie authentique de créer sa vie.

1. Prendre le temps d’engager un vrai parcours de développement personnel

Avec le haut potentiel, nous avons osé poser des mots sur nombre des malentendus de notre vie et nous prenons enfin pleinement conscience de qui nous sommes vraiment. Tant de potentiels, restés inconscients, semblent maintenant ne demander qu’à éclore.

De nouvelles questions surgissent alors : qu’en faire ? Comment les relier ?

Quelques pistes concrètes

Prendre la décision forte et non négociable de se donner du temps à soi et des ressources pour construire cette vie nouvelle

1. Ecrire sans censure, des mots, des idées, des histoires et laisser émerger

2. Explorer dans notre passé, sur le plan personnel comme professionnel, nos compétences et nos talents oubliés

3. Lire, rencontrer, explorer dans des domaines variés. S’appuyer sur notre intuition pour sentir ce qui est juste et qui nous apporte vraiment.

2. Explorer ses talents

Bien souvent, les personnes à hauts potentiels ont un don pour relier les gens entre eux ou allier les compétences ou les départements au sein des entreprises. Ce talent reflète une de leurs caractéristiques : trouver le sens caché derrière des données apparemment sans lien.

Beaucoup aussi ont une écoute attentive, une grande lucidité et une empathie qui leur permettent de sentir tout de suite la faille chez l’autre dans la relation, ou d’identifier rapidement le véritable enjeu lorsqu’elles sont en mission de coaching ou de conseil par exemple.

Autre caractéristique fréquente : les personnes à hauts potentiels sentent l’évolution des modes de vie à venir, les événements politiques et financiers que les autres identifient comme imprévisibles.

Beaucoup disposent d’un sens inné de l’harmonie et de la cohérence, ce qui en font des artistes, des consultants talentueux en image de marque et en marketing. Ils sentent la typographie, le logo, le discours qui va marcher, car aligné avec le produit et la vibration de l’organisation.

D’autres personnes à hauts potentiels font preuve d’une grande logique et seront excellents dans le conseil en stratégie, la gestion de projet, l’informatique ou la finance.

Prendre conscience de ces talents constitue déjà une belle première étape, mais elle n’est pas suffisante.

Lors d’une première démarche de prise de conscience (à l’aide d’un bilan de compétence par exemple), nous découvrons un éventail de talents multiples et variés, mais nous sentons, sans l’identifier, qu’ils sont reliés par quelque chose plus en amont : son super talent à soi.

Et lorsque nous trouvons ce super talent, au-delà d’une transformation sur le plan personnel, nous avons une grande chance de devenir uniques, singuliers dans nos activités ou notre manière de les aborder.

Quelles actions concrètes pour trouver son talent à soi ?

Trouver sa zone de génie, ou zone d’excellence, reste exceptionnel, nous pouvons très bien réussir notre vie sans la découvrir.

Nous pouvons par contre prendre la décision fondamentale de réunir toutes les conditions pour qu’elle émerge : renouer avec l’art, prendre le temps de lire les grands auteurs ou maîtres de la psychanalyse ou du développement personnel, aller à des conférences passionnantes et y faire de belles rencontres, investir dans des accompagnements ou des formations qui transforment, tout cela pour s’ouvrir à la possibilité d’être un jour vraiment soi-même.

3. Passer à la concrétisation : imaginer et construire sa nouvelle vie

Pour la personne à hauts potentiels, la dynamique n’est pas de s’adapter toujours plus, de travailler plus et/ou de se former encore et encore, mais d’accueillir tous ses talents, leur variété et leur puissance, et d’autoriser son vrai self à les incarner.

Bien des personnes à hauts potentiels sont capables de générer des idées qui apporteraient vraiment à la société, et éprouvent un sentiment de perte de sens ou d’ennui lorsqu’il s’agit d’aller au contact du réel pour les concrétiser.

Beaucoup enferment mentalement leur besoin de liberté et/ou se démènent sans se trouver, alors qu’en s’offrant un cadre pour le faire, comme un accompagnement, elles peuvent avancer et concrétiser la création d’une nouvelle vie professionnelle.

En conclusion

Dans un monde toujours plus rapide et complexe, décider de résister à toutes les pressions pour s’offrir une nouvelle vie, pour enfin devenir soi-même, constitue un vrai acte d’émancipation et d’amour de soi.

En décidant de nous offrir une nouvelle vie, nous nous envolons vers la sérénité, car nous sommes en équilibre dans nos relations avec les autres, alignés avec nous-mêmes et vrais dans ce que nous faisons.

Et plusieurs fois au cours de notre existence, nous pouvons vivre l’expérience, à chaque fois différente, de nous offrir une vie nouvelle.

Et en nous retournant sur notre chemin, nous découvrons que nous ne sommes pas seuls. Nous sommes nombreux à vouloir explorer l’univers et à vouloir changer.

Pour aller plus loin :

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La base pour te créer une vie épanouissante

Je ne vous apprendrais sans doute rien, si je vous dis que les personnes à haut potentiel et/ou hypersensibles ont généralement un mental très actif et des difficultés à être connectées au moment présent et à leurs ressentis corporels. Ce constat est encore plus marqué pour les personnes vivant en milieu urbain. Et cela entraîne notamment de la procrastination, de la confusion mentale, de l’indécision et des difficultés à passer à l’action.

Or, le moment présent et le corps sont les endroits où l’action se passe. Et être dans ces endroits est possible grâce à notre attention, à notre conscience.

La conscience est le fondement de tout changement

La conscience est le 1er outil pour initier tout changement :
☁️ un changement dans ce que nous vivons
☁️ un changement dans ce que nous souhaitons vivre dans le futur

La conscience est la base pour créer une nouvelle réalité dans notre vie.

Lorsque nous ne sommes pas pleinement conscient.e.s :
☁️ nous ne nous sentons pas très présent.e.s
☁️ pas très engagé.e.s dans notre vie quotidienne, donc pas très épanouis
☁️ nous nous débattons avec une forme de déconnexion de nous-mêmes : de nos émotions, de notre corps, de notre intuition.

J’étais moi-même très déconnectée de moi et notamment assez forte pour avoir des conversations sans y être pleinement présente, mais loin ailleurs dans ma tête.

Cette déconnexion se manifeste notamment aussi par :
☁️ beaucoup d’indécision
☁️ l’ignorance de ce qui nous passionne, de ce qui est réellement important pour nous
☁️ le fait de ne pas voir si nos relations avec les autres sont saines ou non

Cette déconnexion est souvent une forme de protection de soi que nous avons mise en place dans notre enfance, car nous avons vécu des situations avec des émotions qui étaient trop fortes pour l’enfant que nous étions.

La pratique de la pleine conscience est importante pour nous reconnecter, car nous ne résolvons pas les questions de choix avec notre mental, mais avec nos ressentis et notre intuition.

Blocages et conscience

Il y a les moments où nous sommes déconnecté.e.s de nous-mêmes… et ceux où nous nous sentons bloqué.e.s, notamment face aux décisions à prendre.

Quand nous sommes bloqué.e.s, c’est que nous vivons avec un fonctionnement inconscient qui n’est plus adapté.
C’est comme si nous étions un ordinateur et que nous ne faisions pas les mises à jour de notre logiciel.

Nous voulons changer quelque chose dans notre vie (pro, perso), mais nous continuons d’utiliser nos anciens schémas de fonctionnement.
C’est pour ça que le changement que nous voulons, n’arrive pas.

C’est là que la conscience est importante.
La conscience, c’est créer une présence active dans mon corps, connectée à mes émotions, mon niveau d’énergie et mes pensées.
Et commencer à séparer intérieurement celui qui observe et celui qui expérimente.

Or nous passons beaucoup de temps dans nos pensées, tout particulièrement quand on est haut potentiel et/ou hypersensible, et nous nous identifions à elles.

La conscience nous aide à sortir de nos pensées pour nous reconnecter à notre corps, c’est-à-dire, tu l’as maintenant compris, là où nous prenons nos décisions.

Le pouvoir de faire des choix

Une autre grande conséquence de ne pas être pleinement conscient.e est de se sentir distrait.e ou difficilement concentré.e et de ne pas être capable de choisir où nous portons notre attention, car nos pensées nous envahissent.

Pourquoi ?
Nous sommes tous équipé.e.s du plus grand pouvoir que nous puissions avoir à chaque instant : celui de choisir où nous posons notre attention.

Mais l’attention est comme un muscle.
Nous ne sommes pas habitué.e.s à faire le choix de là où nous dirigeons notre attention, surtout quand nous vivons sous la dictature de nos pensées et de ce qu’elles nous disent.

Comment faire pour reprendre le contrôle de notre attention et vivre ce puissant pouvoir qu’est le choix de là où nous portons notre attention ?
En musclant notre attention (ex. : méditation), c’est-à-dire notre présence.

C’est être présent.e à sa vie qui crée le pouvoir de faire des choix pour avancer.

Bénéfices d’être présent.e à soi

Quand on n’est pas très présent.e et toujours en train de penser à hier ou à demain ou à quelque chose qui s’est passé il y a 10 ans ou se passera dans 10 ans, on ne passe pas notre temps là où la vie se déroule.

Ce qui a un impact sur nos relations : on ne ressent pas la profondeur et la connexion qu’on aimerait.

Ce qui a aussi un impact sur la variété des émotions qu’on ressent qui est faible : on ressent beaucoup plus le stress et l’anxiété et très rarement les émotions positives comme la joie.

Être conscient.e permet de se reconnecter à toute la palette des émotions, pas seulement les émotions positives, car la vie est faite de hauts et de bas.

Être présent.e est la 1re étape pour être pleinement humain.e et expérimenter des situations et des relations épanouissantes.

Être conscient.e permet aussi de se reconnecter à son corps pour sentir ce qui s’y passe, comme notre intuition qui nous indique par exemple si une situation est bonne pour nous ou non, et pour avoir de la clarté sur la direction à prendre dans sa vie, sur ce qui nous passionne.

Enfin, être conscient.e nous donne les outils pour défaire les programmes inconscients qui nous maintiennent bloqués (cf. mon post du 19 nov. 2019).

Et être pleinement conscient.e va nous permettre de créer de nouveaux choix et de nouvelles habitudes.

Pratique : la méditation guidée est un bon moyen d’être plus conscient.e : présent.e ici et maintenant à son corps et ses ressentis. Il existe de nombreuses méditations guidées accessibles en ligne, sur YouTube par exemple, ou sur son téléphone, comme avec  la célèbre appli Petit Bambou. Vous pouvez aussi vous tourner vers des instructeurs de méditation tels que Christophe André ou Fabrice Midal.

Cette peur qui t’empêche de passer à l’action

L’un des principaux sujets que mes client.e.s apportent en coaching, est souvent celui d’un blocage pour passer à l’action.

Ce blocage peut être causé par diverses choses :
🔸 Un manque de clarté sur là où tu veux aller
🔸 Le fait que tu te racontes des histoires sur ton (futur) projet, par exemple pour ne pas regarder le projet qui te ferait vraiment vibrer et continuer inconsciemment de t’auto-saboter
🔸 Ne pas prendre ta responsabilité et conserver (souvent inconsciemment) une posture de victime, ex. : je ne me fais pas aider là où j’en ai besoin, je crois que la vie m’envoie des signes me disant que ce n’est pas le moment…
🔸 La peur
🔸 Et sans doute plein d’autres raisons…

Parmi ces blocages pour ne pas passer à l’action, j’ai envie de me concentrer ici sur la peur, qui peut se présenter sous différents aspects :
🔸 La peur du jugement
🔸 La peur d’être un imposteur
🔸 La peur de ne pas tout maîtriser
🔸 La peur d’être rejeté.e
🔸 La peur de faire un choix
🔸 La peur d’échouer
🔸 La peur d’y arriver (et du vide qui pourrait suivre par ex.)
🔸 La peur d’écraser les autres
🔸 La peur d’être inintéressant.e, à côté de la plaque, ridicule
🔸 La peur que ce ne soit pas le bon projet
🔸 Etc.

Dans ce cas, qu’est-ce que la peur ?

C’est un panneau de signalisation au bord de ton chemin pour t’indiquer que tu sors de ta zone de confort.

Il n’y a aucun danger réel. Ce n’est ni une maladie mortelle, ni une bête féroce.

Ce n’est rien d’autre qu’une information.

La peur ne t’empêche pas d’avancer. Elle est même intimement liée au fait d’avancer.

Lorsque tu sors de ta zone de confort, tu te mets à apprendre de nouvelles choses.
Et qui dit « nouvelles choses », dit que tu ne les as jamais faites. D’où la peur… créée par ton ego qui préférerait que tu restes au chaud dans un espace connu : ta zone de confort.

Plus tu donneras de l’énergie à ta peur, plus elle grandira.

Ton attention est ton énergie. Ce sur quoi tu portes ton attention, va grandir.

Ton attention est comme l’engrais que tu dilues dans l’eau pour arroser tes plantes. Celles que tu arroses (de ton eau/attention), seront plus vertes et fleuries.

Veux-tu faire grandir ta peur ?

C’est toi qui décides.

Et si tu prêtes plus attention au regard des autres qu’à toi-même, tu te sentiras bloqué.e. Et tes projets ne grandiront pas.

Ça peut par exemple se traduire par la validation de ton projet par toute ta famille, la passation de 1001 certifications (ou tests, ça marche aussi), le fait de ne pas prendre soin de toi au point d’être épuisé.e, la boulimie de connaissances et la sensation qu’il y a toujours mieux à apprendre ailleurs…

Tu as alors toujours l’impression qu’il te manque quelque chose : une certitude, une validation, un savoir…

Pour la connaissance, c’est subtil : apparemment, on apprend pour soi et seulement soi. La question est ici : est-ce que ce que je souhaite apprendre me sert vraiment ou c’est une fuite pour ne pas passer à l’action ?

Ton projet parle, avant tout, de toi et non des autres, que ce soit faire de la photographie, être naturopathe, écrire des romans, donner des cours… C’est donc à toi qu’il faut donner ton énergie pour faire grandir ton projet et qu’ensuite, il serve les autres.

Comme dans cette image que j’aime bien : en cas de dépressurisation dans un avion, il faut d’abord mettre le masque à oxygène sur soi avant d’aider les autres.

Alors, à quoi donnes-tu ton énergie en ce moment ?

Enfin, imagine un petit enfant qui apprend à marcher.
Tout est nouveau pour lui, dans cet apprentissage.
C’est l’envie de faire d’autres choses, d’être plus autonome, d’avoir accès à d’autres objets qui le stimule à apprendre.

Il ne vient alors à l’idée d’aucun bébé de décider de rester à 4 pattes pour le restant de ses jours !

Et toi, qu’est-ce qui te donne envie de te mettre à marcher ?

Imagine que tu es à nouveau un petit enfant pour répondre à cette question.

Mettre ton énergie à clarifier ce qui te met des étoiles dans les yeux et à te connecter à ton/tes envie.s, te permettra de faire le 1er pas en dehors de ta zone de confort.

Cette petite victoire fera grandir ta confiance en toi.

Et oui, il n’y a qu’un seul moyen de dépasser sa peur, c’est l’action.

N’hésite pas à m’écrire pour me dire ce qui te met, toi, des étoiles dans les yeux 🤩

Le manque de confiance en soi n’existe pas

« Le manque de confiance en soi n’existe pas » nous dit la philosophe Anne Dufourmantelle. Plutôt provocant, n’est-ce pas ?

Il s’agit en réalité d’un manque de confiance en les autres, en ses capacités et en la vie.

En effet, ta confiance en toi se joue dans ton rapport à l’action et ton engagement dans le monde (tu y vas ou pas). Ainsi, tout ce qui t’enracine dans le réel peut te servir de base.

3 pistes pour développer ta confiance en toi :

❇️ Sortir de chez toi, nouer des relations avec des personnes différentes, inspirantes, des amis, des maîtres… toutes les personnes qui te grandissent, te réveillent, te révèlent.
Cherche des relations qui te font du bien et te sécurisent.
Vas-y avec ta peur, mais vas-y. Comme un enfant qui apprend à nager.

❇️ Développe tes compétences : grâce à la pratique ou à l’entraînement, elles te feront acquérir de la confiance.
Si en tant que HP, il t’arrive régulièrement de te sentir ‘nul.le’ (au point de remettre en cause ton test de QI) et de manquer de confiance en toi, peut-être que tu manques simplement d’entraînement. Le.s don.s inné.s sont développé.s par la pratique qui se transforment avec le temps en confiance.
Or, on veut souvent avoir confiance pour pouvoir se lancer. Une telle croyance crée de l’inertie. C’est l’inverse ! La confiance est une conséquence. 

❇️ Fête tes réussites, même petites, car ce sont elles qui t’enracinent dans le réel et te font prendre confiance.

⚠️ Attention : la recherche de compétence ne doit pas se transformer en recherche de contrôle, qui fige et ne crée aucune confiance. Le contrôle ne cherche que la répétition à l’identique de ce qu’on connaît déjà.

La compétence est au service de la vie, du mouvement et de la progression. Ton indice ici peut être le plaisir que tu prends à pratiquer. Le plaisir est le meilleur allié de la confiance.

En résumé, engrange de l’expérience pour développer tes talents, ta connaissance de toi et ton désir.
Et ça, personne ne peut le faire à ta place ! 👣

Avoir confiance en toi, c’est assumer ta vérité

Avoir confiance en soi passe également par s’écouter, c’est-à-dire écouter ses ressentis et ses jugements, et non se cacher derrière les « vérités » des autres, des traditions ou des religions.

Car quand tu fais ça, que fais-tu réellement ? Et bien, tu as peur de te faire confiance, tu as peur de ta propre vérité. Tu ne conçois pas que ce qui est en toi, puisse être valable.

4 pistes pour t’écouter et développer ta confiance en toi :

❇️ Offre-toi des moments où tu t’écoutes : méditation, course, yoga, écriture, marche, recueillement, accompagnement…

Et fais-en une habitude pour soutenir ta volonté.

❇️ Cette écoute de toi te permettra aussi de distinguer l’urgent de l’important, car l’urgent sape ta capacité de jugement.
Si c’est urgent, est-ce que c’est important pour toi ? Cette question te permettra de te recentrer sur ce que tu as à faire.

❇️ T’accueillir dans ta totalité :

🔹 Avec ton passé, sans occulter le sombre, sans chercher à voir le verre à moitié plein et sans t’auto-saboter en voyant le verre à moitié vide.

🔹 Dans ta totalité veut aussi paradoxal.e et changeant.e.

🔹 Sans te soumettre à tes tyrannies intérieures et aux vérités extérieures.

❇️ Te connecter à la beauté comme contempler un beau ciel ou t’émouvoir d’une chanson.
Dans ces moments-là, tu ne doutes pas une seconde : c’est beau.
Il en faut de la confiance pour énoncer une telle vérité, non ?!
La beauté te connecte au plus profond de toi, sans te fier à l’autre, son avis, son jugement, ses critères.
Elle permet de réapprendre à te faire confiance et à oser être toi. En toute liberté.
Te connecter à la beauté est aussi renouveler ta confiance en la vie et les autres, dans une universalité.

Que trouves-tu profondément beau ?

La confiance en toi est ta capacité à t’ouvrir à l’incertitude

Comment décider d’aller dans l’incertitude malgré le doute ?
Dois-je quitter mon poste pour cette proposition ? Dois-je changer de ville ?
Toute décision comporte une part de risque.

Si tu ne saisis pas ton pouvoir de décision, ta vie peut être une suite de non choix (qui en sont quand même en fait). Et tu auras la sensation qu’elle te file entre les doigts et ta confiance avec.

Décider, c’est agir avant de savoir.

Tu ne peux pas attendre d’avoir éliminer tous doutes pour décider et avancer. Car c’est impossible.
Imagine combien ta vie serait terne si tout était prévisible, calculable. Et pourtant ta liberté peut t’angoisser. Ton déni de l’incertitude peut être épuisant.

Ta confiance en toi est aussi le reflet de ta capacité à t’ouvrir à l’incertitude et à aimer ta liberté, plutôt qu’à la craindre.

❇️ Pour faire grandir ta capacité à décider, tu peux t’entraîner à décider rapidement pour des petites choses : un plat au restaurant, ta tenue du jour, etc.

Tu perds également confiance en toi quand tu fais de moins en moins de tes mains.
En effet, tu vois moins les effets de tes actions, alors que c’est porteur de sens, de fierté et de joie du travail fait.
Ça peut même te faire douter de l’utilité de ton travail (bonjour bullshit job), ce qui entame ta confiance.
Le manque de « faire » concret dans ton métier te déconnecte du plaisir et de l’expression de qui tu es.

En résumé, ne plus rien créer de tes mains contribue également à la perte de confiance en toi.
Oui, ça s’adresse notamment à toi, perché.e dans ton mental 😉

❇️ En faisant de tes mains, tu te façonnes toi-même. Et c’est là que tu révèles ton intelligence. D’où notamment le goût pour le DIY, la permaculture, l’artisanat, etc.

Sans forcément changer de vie demain, faire quelque chose avec tes mains est donc porteur de plus de confiance en toi.

Et toi, que vas-tu faire de tes 10 doigts aujourd’hui ?

La confiance en toi se développe dans l’action

Mais tu peux te dire : OK mais si je manque de confiance en moi, comment vais-je réussir à me lancer ?

En fait, quand tu te poses cette question, tu te mets une grande pression en présupposant que TOUT dépend de toi. Tu oublies ce que ton action va faire bouger directement et indirectement. Et il y a de nombreux paramètres que tu ne maîtrises pas : la météo le jour J, l’humeur de ton interlocuteur, les bugs techniques…

Il ne s’agit en fait pas de confiance en toi, mais de confiance en ton action. Et l’action est libératrice, comme le comédien qui n’a plus le trac une fois sur scène.

En n’agissant pas, un cercle vicieux se met en place, qui détériore ta confiance.
Agir, c’est se donner la chance d’avoir de bonnes surprises. La chance se provoque.

Et donc, si tu n’as pas confiance en toi aujourd’hui, ce n’est pas grave. Tout change tout le temps. Et toi aussi : tu es un être en devenir. Prends confiance en ce que tu peux devenir.

Il peut se passer tellement de choses à partir du moment où tu agis : des rencontres, des synchronicités, des actions en réponse, etc. Et l’expression-même de confiance en soi perd de son sens, car elle donne trop d’importance à « soi ».

Par ailleurs, quand tu traverses une crise de confiance, tu peux aussi t’appuyer sur ceux qui ont osé.
Qui admires-tu ?
Nourris-toi de leurs exemples. Leurs talents et leurs réalisations te parlent de la possibilité de ta propre réalisation.
Si c’est possible pour eux, c’est possible pour toi.

Il ne s’agit pas d’imiter (la singularité n’est pas copiable), mais de t’inspirer.

Et n’admire pas qu’une seule personne, mais plusieurs pour des aspects différents de leurs vies. Tu peux ainsi te créer ton mentor sur-mesure (cf. mon post du 28 octobre 2018).

La comparaison est un poison pour la confiance en soi

L’un des poisons de la confiance en soi est la comparaison, que (notamment mais pas que) les réseaux sociaux rendent particulièrement facile, qu’on en soit conscient ou non.

La comparaison est la certitude pour toi d’être perdant.e à tous les coups. Tu trouveras toujours quelqu’un pour te sentir moins bien que lui/elle, sur un aspect ou un autre.

Te comparer, c’est oublier que tu es unique, singulier.e.
Quand tu vis et affirmes ta singularité, la seule comparaison que tu fais, c’est avec toi-même : avec la personne que tu étais hier ou il y a 1 an.
Et ton progrès te permet de gagner confiance en toi.

Te faire confiance, c’est écouter et suivre ton désir et non les normes et les obstacles.
La connexion à ce qui compte pour toi, à ton désir est le moyen de rester sur ton axe et de progresser. Elle fait tomber toute tentation de comparaison, car les autres sont sur d’autres chemins, avec d’autres désirs.

Et t’appuyer vraiment sur ton désir permet d’avoir confiance en toi (cf. mes posts sur comment trouver ce que tu aimes quand tu aimes 1000 choses du 18 mars 2019 ou du 27 mai 2019 par exemple).

Te faire confiance, c’est aussi faire confiance en la vie qui, quoi qu’il se passe, te porte ou t’instruit.
La confiance en toi te demande de la maîtrise, mais aussi de t’abandonner à ce qui t’échappe : le mystère de la vie, du cosmos, de plus grand que soi…

Et… pour finir, s’il n’y avait pas de doutes, il n’y aurait pas de confiance 🙂



Source d’inspiration de cet article : « La confiance en soi », Charles Pépin 

Se projeter… à long terme (tu sais, ce truc re-lou)

Est-ce que mon projet va prendre plus de temps que je ne l’imagine pour se réaliser ?
Combien de temps ça va prendre pour que je ne lutte plus ?

Jusqu’où dois-je être persévérant.e ? À quel moment reconnaître que je dois abandonner ?

Ces questions sont encore plus présentes quand on est impatient, avec de nombreux centres d’intérêt et qu’on n’est pas encore passé de l’autre côté du miroir : y arriver.

1. L’échec fait partie du chemin

Regarder les exemples d’autres personnes est inspirant pour prendre un peu de hauteur :
– W. Disney à qui ça a pris 10 ans avant qu’un de ses dessins animés devienne populaire
– Tesla a commencé à être rentable 10 ans après sa création
– J. K. Rowling a reçu 10 lettres de rejet pour Harry Potter
Et ces groupes de musique qui ont un succès comme sorti de nulle part, mais qui sortent des albums depuis 10 ans.

Est-on prêt à persévérer 10 ans dans la même direction ? Comment fait-on pour survivre aux rejets ?

La réponse est : aimer ce qu’on fait peu importe le succès, le nombre de likes ou le chiffre d’affaires. Ce qui permet la ténacité.

Et se demander si avec Internet et les réseaux sociaux, on peut réussir plus vite, n’est pas la bonne question. Si on ne peut pas imaginer que son projet pourra prendre des années pour être rentable, on est perdant avant même d’avoir commencé.

Et quand on est une personne qui veut faire plaisir aux autres et réussir du 1er coup, on s’imagine aussi qu’échouer (au moins temporairement) va nous faire perdre quelque chose qu’on ne pourra jamais récupérer comme l’estime de telle personne.

C’est là qu’il faut changer sa manière d’envisager l’échec. Essayer d’éviter l’inconfort de l’échec est un bon moyen de ne pas atteindre l’objectif espéré. L’échec fait partie du chemin.

2. Comment gères-tu l’échec ?

C’est toi qui décides du résultat final. Oui, oui. Mais souvent quand on vit un refus ou un échec, on imagine que ça signe la fin de notre projet. Ou que c’est un signe de l’univers.

Mais on peut aussi le voir comme une donnée : la manière dont j’ai fait les choses cette fois n’a pas fonctionné. Je vais essayer autrement, car j’ai décidé que j’attendrai mon objectif.
Il s’agit de questionner cet échec et non d’en tirer des conclusions.

En fait, on n’est pas en échec, tant qu’on ne l’a pas accepté comme étant sa réalité.

Il n’y a pas de recette pour « réussir », ni dans les livres, ni chez les autres (« faites comme moi, ça marchera pour vous aussi »). C’est même dangereux, car il y a de nombreuses variables en jeu. Le parcours de chacun est unique.

Ce qui permet de surmonter les obstacles est la ténacité, l’état d’esprit et les valeurs. Et réaliser qu’il n’y a rien à « réussir », mais qu’il s’agit d’apprendre à se gérer dans les obstacles.

La question à te poser ici : comment te comportes-tu quand tu ne réussis pas ?

3. Savoir quand abandonner ou persévérer

Il n’y a pas de recette ici non plus. Mais ces 2 questions pourront t’aider à y répondre :
est-ce que ton projet te pousse ou est-ce toi qui le tires ?
est-ce que c’est le résultat qui te stimule et te rend joyeux ? Et/ou est-ce le processus pour l’atteindre ?

Et pour t’aider à y voir plus clair, voici la grille du flow de M. Csikszentmihalyi :
– compétences faibles + peu de défi = apathie
– compétences faibles + défi élevé = frustration
– compétences importantes + peu de défi = ennui
– compétences importantes + défi élevé = flow

C’est cet état de flow qui te permet d’aimer le chemin avec ses hauts et ses bas, car il y en aura.

Ex. : si tu veux être un auteur à succès qui signe des dédicaces et est traduit en 25 langues, tu dois vouloir encore plus fort, écrire plusieurs heures / jour pendant des semaines, sans personne pour te féliciter pour ça.

Pourquoi ? Car ça te permettra de traverser les échecs.

Alors, où en es-tu ?

4. La clarté pour franchir les obstacles

Si tu ne te sens pas poussé.e par le résultat que tu veux atteindre (pro ou perso), c’est que tu n’as pas une vision claire de ton projet, alignée sur tes valeurs, tes compétences et ton vrai désir ou que tu es déconnecté.e de ta vision.

Quand elle est claire, tu es inarrêtable, même dans les mauvais jours.

🔹 Avoir une vision claire est connaître le résultat que tu veux réaliser aussi intimement que possible, comme si tu examinais un diamant sous toutes ses facettes. Comme si tu explorais mentalement profondément la vision de toi ayant accompli ce que tu souhaites.

Plus tu fais cette exploration mentale, plus ta vision est claire. Tu devrais pouvoir la décrire sur des pages ou en parler pendant au moins 1h.

⚠️ Si tu ne ressens pas cette poussée, ne te convainc pas qu’elle n’existe pas ou que parfois elle est là et que d’autres fois non. C’est de l’autosabotage.

Et la croyance n’est pas que ça va se produire, mais que cette vision est possible. Et ce sont tes actions qui rendront ce futur réel.

Avoir une vision claire qui nous pousse, ne fait pas qu’il n’y a aucun obstacle sur le chemin.

Ex. : Elon Musk dont on peut supposer qu’il a une vision claire de son projet Space X, est-ce qu’il ne rencontre pas d’obstacles ? Non. Mais sa vision lui permet de les franchir.

🔹 Comment rester motivé.e malgré les obstacles ? Ce qui revient à parler de ta connexion à ta vision :

– rester centré.e sur « pourquoi » tu veux réaliser ta vision. Pour ça, tu peux par exemple écrire ou dire à haute voix ton objectif principal tous les jours.
D’ailleurs si tu n’as pas de clarté, c’est sans doute car tu n’es pas centré.e sur ton « pourquoi ». Tu t’es peut-être laissé.e happer par le quotidien, la tête dans le guidon, voire même tu t’es fait croire que tu étais occupé.e, sans savoir vraiment où tu vas.

– les obstacles font partie du chemin. Ils n’affectent ni ta motivation, ni ta valeur, ni ton identité.

– le chemin vers la réalisation de ton objectif prend du temps et n’est pas instantané.

– tu peux modifier ton objectif, car le chemin n’est pas linéaire. Et car ce que tu fais actuellement, tu ne le feras pas jusqu’à la fin de tes jours.

5. Un échec ne te définit pas

Que faire avec la petite voix qui te dit « ce n’est pas pour moi », « je ne suis pas assez bon.ne », je ne suis pas fait.e pour ça », « je ne suis pas assez passionné.e par mon projet »?

Le fait de s’identifier à un échec est plus une perception personnelle que lié à la nature de l’échec en lui-même.

Si tu penses qu’un obstacle/échec est un événement normal et utile sur ton chemin et que c’est une opportunité d’avoir des infos pour t’ajuster et apprendre, tu te vois alors comme un « apprenti ».

Mais peut-être que tu vois un échec/obstacle comme la plupart des gens le voient, c’est-à-dire quelque chose qui dit « tu n’es pas assez bon.ne » ou « tu n’es pas fait.e pour ça ». Ce sont leurs perceptions. Et tu n’es pas obligé.e d’y adhérer.

Savoir comment tu perçois un obstacle/échec n’est pas une question à pousser sous le tapis.

Si tu fuis cette question, c’est que tu as peur de ta réponse. Que tu penses alors à toi comme un échec. Et c’est si douloureux que tu ne vas pas y faire face.

Mais il te faut regarder cette question pour voir sa réponse et réaliser qu’un échec ne te définit pas.

Une autre pensée dont tu peux avoir peur est « je ne suis peut-être pas aussi passionné.e par mon boulot/projet, que je le pensais ». Tu peux avoir peur de l’admettre, car tu vois ce que tu as déjà investi dans ton projet : en temps, dans le regard des autres, de ton identité.

Et donc, si mon boulot/projet ne m’intéresse plus, qu’est-ce qu’il me reste ? Et derrière ça, qui suis-je ?

Il n’y a rien de mal à penser que ton boulot/projet ne t’intéresse plus. Rien.

Je pourrais aussi parler ici de la pression qu’ont les étudiants à savoir ce qu’ils veulent faire comme métier et avoir une vision claire de leurs vies pro… Ce qui peut créer de l’anxiété quand ils ne savent pas répondre.

C’est presque fou d’imaginer qu’à 18 ans, on puisse savoir ce qu’on veut faire de sa vie.

Certains sauront, d’autres inventeront une réponse pour satisfaire ceux qui leur posent la question… Et ils suivront peut-être même ce chemin. Et surgira alors peut-être plus tard la pensée ci-dessus « je n’aime finalement pas ce que je fais ».

Et c’est OK 🙂

6. Ton projet n’a pas être « le bon »

Quand tu te projettes dans ta vie professionnelle et que tu sais que tu es d’une nature à vite t’ennuyer, tu as sans doute déjà croisé cette pression consistant à penser que le prochain projet doit être « le bon » (façon Prince Charmant) : celui grâce auquel tu vas t’épanouir pour le restant de tes jours.

Enlève-toi cette pression. Accepte que tu es dans une phase d’exploration. Cela te permettra d’ailleurs sans doute d’aller plus vite sur ton chemin et d’être plus à l’écoute de toi.

Et à un moment, un projet te donnera sans doute envie de t’y investir plus longuement.

Idées reçues sur la multipotentialité

Dans cet article, je vais te parler de multipotentialité et dégommer quelques idées reçues.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Courir du matin au soir

Commençons avec celle-ci : on peut penser, en raccourci, que quand on s’intéresse à plein de choses et qu’on court du matin au soir, on est multipotentiel.le.

Mais la multipotentialité n’est pas seulement avoir des centres d’intérêts variés, comme nous allons le voir plus loin.

Dans ce cas-là, faire plein de choses et courir dans tous les sens, peut aussi être un mécanisme de fuite en avant, pour ne pas se poser, ne pas prendre le temps de se questionner, ne pas prendre certaines décisions, etc.
On peut alors se cacher derrière la multipotentialité pour continuer de se fuir et ne pas prendre sa responsabilité.

Tu vois ce que je veux dire ?

Le travail en coaching permet d’aller débusquer ce mécanisme.

Perdre son temps en changeant tout le temps de cap

Tu perds ton temps à changer tout le temps.

J’imagine que tu as déjà entendu ça (moi ça a été mon cas plus d’une fois !) :

⏳ Si tu changes de domaine professionnel après 5, 10 ou 20 ans, tu ne vas pas capitaliser ton expérience et tu auras perdu toutes ces années.

⏳ Si tu es doué.e ou adores faire quelque chose, mais que tu n’en fais pas ton métier, tu perds ton temps.

⏳ Si tu cumules diverses activités au lieu d’avoir un vrai boulot à plein temps, en CDI, avec un comité d’entreprise et un plan d’épargne entreprise, (tu n’es pas très net.te et) tu perds manifestement ton temps.

⏳ Si tu ne travailles pas de 9h à 19h, 5 jours par semaine sur ton activité, et bien, tu perds aussi ton temps.

Je continue ? 😉

↪️ Tu peux changer de carrière. Il y a des tas d’exemples.

C’est toi qui DÉCIDES ce que tu fais avec ton temps, ce que tu aimes faire et le style de travail et de vie que tu veux.

Si la meilleure configuration est d’avoir plusieurs activités en même temps, personne n’a à en juger à ta place, car justement personne n’est dans tes baskets. Personne.

Le multipotentiel est en fait juste quelqu’un d’instable

Parlons maintenant de la prétendue instabilité des multipotentiel.le.s !

🔕 Si tu es attiré.e par un énième nouveau domaine ou compétence, ça veut dire que tu ne sais pas rester concentré.e et que tu as peur de l’engagement.

↪️ Ta curiosité et ta passion sont des moteurs (précieux) qui te permettent tout à fait d’être concentré.e… quand tu souhaites l’être !⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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🔕 Dans une société structurée en silos d’expertises qui fonctionnent de manière indépendante, tu n’as pas le choix de t’investir dans un domaine/métier.

↪️ Ces silos ont cependant besoin d’interagir entre eux et ils le font de manière assez complexe. Ta compréhension de ces interactions par ta multipotentialité a pleinement sa place pour aider et améliorer ces interactions.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀

🔕 Tu ne peux pas continuer comme ça à aller d’un petit boulot à un autre, à sauter du coq à l’âne. Tu dois faire un choix et te stabiliser.

↪️ Il n’y a aucune obligation de se poser pour satisfaire les attentes d’une ou d’autres personnes. Les nomades du boulot, si je peux les appeler comme ça, peuvent tout à fait créer une vie heureuse, saine et gratifiante.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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🔕 Si tu es anxieux/se ou dépressif/ve, c’est parce que tu n’as pas réussi à faire le choix de te poser dans un métier.
 
↪️ L’anxiété et la dépression affectent tout autant les multipotentiel.le.s que les personnes spécialisées.

Est-ce qu’on t’a, toi aussi, déjà fait l’une ou l’autre de ces réflexions ?

Ce n’est pas en changeant tout le temps que tu vas gagner ta vie

Cette idée reçue est également grandement partagée !⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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Par exemple : ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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🔕 Si une activité ne te permet pas de gagner de l’argent, ça ne vaut pas la peine. Elle ne sert à rien.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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↪️ Les petits boulots (principaux ou secondaires), les activités, les passions sont tous valables. C’est toi qui décides ce qui te plaît et fait partie de ta vie.⠀⠀⠀
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🔕 Changer continuellement d’activités ne te permet pas d’augmenter ton niveau de vie.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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↪️ Ce qui convient à une personne (qui pense comme ci-dessus) ne convient peut-être pas à tous et en particulier à toi. C’est toi qui décides quelle est la meilleure organisation ou configuration pour t’épanouir et payer tes factures. Point.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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🔕 A l’inverse, on entend aussi : vivre sa multipotentialité est pour les riches, ceux qui en ont les moyens. Si tu ne les as pas, vivre de tes diverses activités est un rêve. Tu n’as pas le choix de te poser et de trouver un CDI.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
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↪️ Il n’y a pas qu’un seul moyen de gagner sa vie. Tes challenges pour gagner ta vie, sont importants et ne viennent en rien effacer ta personnalité multipotentielle. C’est à toi de faire les choix qui ont du sens pour toi, pour intégrer dans ta vie, tes différents centres d’intérêts.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀

🔕 Le meilleur moyen de gagner de l’argent est de choisir quelque chose qui t’intéresse et d’en devenir l’expert. Et plus tes connaissances seront approfondies, plus tu pourras les facturer chères.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
↪️ Les multipotentiel.le.s gagnent aussi bien leurs vies, grâce à d’autres compétences, d’autres super-pouvoirs. Ils sont des membres cruciaux dans toutes équipes, dans tous domaines.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀

Es-tu multipotentiel.le ?

Wiktionnaire préfère, lui, le terme proche de « multipotentialiste« , mais qui est, je trouve, encore plus long à dire !
Adjectif signifiant : « Capacité et préférence d’une personne d’exceller dans deux ou plus de deux domaines différents. »

Wiktionnaire propose aussi la définition d’un autre terme proche : « scanneur«  (mais que je ne trouve pas joli du tout !).
Nom signifiant : « Personne ayant de nombreux centres d’intérêts et compétences, mais n’en ayant aucune approfondie. »

Je pense que tu auras saisi l’idée.

Alors, est-ce que toi, tu es multipotentiel.le ? (ou multipotentialiste ou scanneur ou slasheur/euse aussi)
Est-ce que tu as l’impression qu’il y a un décalage entre ce que tu pourrais faire personnellement et professionnellement, tes capacités et tes envies, et ce que tu fais réellement ?

Pour le savoir, je te propose de compléter le quizz en cliquant ici: https://mailchi.mp/fc51af834f44/quizzsuisjemultipotentiel

*** Il s’agit d’un quizz et non d’un test psychologique ***

Se sentir trop ou pas assez

De quoi s’agit-il ?
D’où ça vient ?
Comment y remédier ?

Tu crains de mettre les autres mal à l’aise, si tu es épanoui.e ?
Tu as déjà remarqué ces moments où tu te restreins, te limites pour ne pas gêner ?

Cette peur d’être « trop » est fréquente, et plus encore chez les personnes empathiques.
D’ailleurs, tu ne réalises pas combien elle est fréquente avant de commencer à en parler.
Avant ça, tu penses que ta peur n’est pas normale :
– la peur d’être trop ou pas assez
– la peur de ta puissance
– la peur d’être épanoui.e
– la peur d’être aussi brillant.e que ton imaginaire peut le concevoir

Ça me rappelle une époque où j’étais comme ça.
On peut avoir peur pour plein de raisons.
J’avais notamment la peur d’être perçue par les autres, comme un danger.
J’ai longtemps pensé que j’étais « trop » pour les autres.

Note comme ces peurs sont vagues : être trop heureux / triste, parler trop fort, être trop effacé.e, être trop en demande, trop ennuyeux…
On peut avoir peur de beaucoup de choses. On peut même percevoir des qualités comme « trop » et qu’elles deviennent un peu effrayantes.

Ce que je me disais, ressemblait à : « ne brille pas trop », « ne prends pas trop de place ».
J’avais l’impression que ce n’était pas OK de prendre ma place.
Y compris dans mon corps et avec mon corps.

Ça a été une grande partie de mon chemin : faire l’expérience de prendre ma place.
Ce qui se traduit chez moi, à chaque fois que je progresse sur ce chemin, par ressentir instantanément un grand sentiment de complétude.

Et ce qui ensuite allume une autre peur : celle d’être trop vulnérable, trop exposée… Et fait émerger un besoin de sécurité.
Alors, un des moyens de me sentir en sécurité est de me faire plus petite.

Être épanoui.e, c’est différent des autres et l’assumer

On pense souvent : si je suis vu.e, je vais attirer une attention qui pourrait me causer du tort, me faire souffrir (cf. les jaloux/ses, les personnes mal intentionnées…).⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Prendre sa place apparaît comme quelque chose de menaçant, voire dangereux.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Tu peux alors avoir des comportements où tu vas minimiser ce que tu as, ce que tu as fait, en ajoutant souvent en fond, un sentiment de culpabilité :⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– essaie de ne pas te faire remarquer⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– ne sois pas trop joyeux/se⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– ne sois pas trop intelligent.e⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– ne te montre pas trop intéressé.e…⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
C’est fou de voir comment tout ça est teinté par notre éducation et notre histoire sociale et culturelle.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Au fond, c’est comme si tu ne voulais pas être vu.e comme celui qui réussit, qui prend sa place #autosabotage⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Ceux qui prospèrent d’une manière ou d’une autre, sont ceux qui sont en bonne santé, ceux qui gagnent bien leurs vies, ceux qui ont les moyens de faire des études, ceux qui sont passionnés, ceux qui sont drôles, ceux qui sont visibles sur les réseaux sociaux… ou tout ce que culturellement, on peut considérer comme « être épanoui.e ».⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Et dans une logique d’instinct de survie, tout le monde devrait montrer le plus possible qu’il est épanoui.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Mais alors, pourquoi agissons-nous à l’inverse et avons développé toutes ces peurs ?⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Parce que la différence est devenue un danger, qu’on en ait conscience ou non.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Et la dissonance entre ce qu’on prétend rechercher et comment nous agissons réellement, envoie un message brouillé à nous-même et à notre entourage.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Ex. : quand une personne nous dit : « tu as de la chance d’être mince ». Est-ce qu’elle nous complimente ? Ou exprime un manque, une sorte de jalousie ?⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Il apparaît là une sorte de compétition implicite.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Tout ça est très fréquent dans notre société : l’envie, le manque, la jalousie, le jugement…⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
On ne sait pas réellement ce qu’on cherche et on pense qu’on doit l’obtenir au travers d’efforts et de compétition.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Ajoute à cela ton empathie…

Ton empathie te cantonne à un rôle non-menaçant et acceptable pour les autres

Si tu es hypersensible / empathique et que tu as envie de relations harmonieuses, il t’est sans doute important de te sentir intégré.e.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Pour beaucoup, s’intégrer veut dire que personne ne les menace et inversement. La dernière chose qu’on veut, est quelqu’un se sente mal à cause de soi.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Ex. : je ne veux pas que tu te sentes mal parce que je suis extraverti. Alors je vais me refréner et être moins expansif.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
C’est notre cerveau limbique qui nous dit : c’est plus sûr de s’intégrer.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Et toi, comment fais-tu ça ? En étant conscient.e de ce que les autres ressentent. Qu’ils se sentent mal quand tu es comme ça ou fais çi.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Tu peux voir comment « trop » et « pas assez » parlent de t’assurer que tu es acceptable par les autres, en scannant comment tu es perçu.e.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
« Trop » et « pas assez » sont la même chose : si tu déclenches des signaux de peur chez les autres, tu es « trop ». Tu vas alors te rabaisser, te faire plus petit.e.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Si tu rends compte que les autres veulent quelque chose de ta part, alors tu vas faire plus pour les satisfaire : être plus poli.e, plus attentionné.e, plus intéressé.e…⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Tu ne vas exister que dans un petit espace d’où tu ne fais que scanner les autres pour savoir ce que tu dois faire pour qu’ils se sentent OK avec ton existence… et finalement, avoir la permission d’exister. Mais non pas comme tu es, avec toute ta personnalité, mais dans un rôle non-menaçant et acceptable.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Tu veux que l’autre pense à toi en bien, pour qu’en retour, tu te sentes bien.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Ce qui est épuisant, car tu te retrouves à gérer les pensées de beaucoup de personnes à ton sujet.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Tu as envie de souffler, mais tu trouves toujours quelqu’un qui pense que tu es « trop » ou « pas assez ».⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
On pense qu’on peut contrôler parfaitement notre image et cacher des choses de soi. C’est comme ça que notre ego fonctionne, posant des verrous « trop » et « pas assez ».⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Ce qui nous empêche de nous sentir vivant.e.

Mes émotions ne sont pas bienvenues pour l’autre

Que tu sois introverti.e ou extraverti.e, le fait de te rabaisser, de prendre le moins de place possible, d’être la personne parfaite (la parfaite amie ou compagne, le parfait Papa, la parfaite collègue…), ce rôle dont tu penses qu’il va te mettre en sécurité, te crée beaucoup de tensions physiques et émotionnelles, jusqu’à développer des maladies parfois.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Mais inévitablement, cela ne tient pas sur la durée et craque.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Et heureusement que tes stratégies pour éviter la vie et n’être personne, ne fonctionnent pas.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
La pression interne qui, quand elle explose et est tournée vers quelqu’un, fait que tu lui remets le pouvoir de te délivrer de toi et de te donner le pouvoir d’exister. Et ça c’est vraiment « trop » !⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Dans ces moments-là, même si c’est ce que tu auras tendance à rechercher, il n’appartient pas aux autres de te rassurer, de te dire que c’est OK et que tu es « aimable ».⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Là, ce sera effectivement « trop » pour eux d’endosser cette responsabilité (sauf à tomber sur une personnalité de sauveur en face de toi).⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Ce qui est « trop » pour l’autre :⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– c’est la combinaison du mécanisme protecteur de ton ego et de tes blessures non soignées et peut-être non conscientes, que tu projettes sur lui. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
– ce sont tes stratégies pour échapper à ton existence et tes espoirs d’être cette version robotisée de toi-même que tu supposes que les autres aimeront inconditionnellement.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Mais pas toi. Pas ton existence.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Chaque personne qui se sent « trop » a toujours tort. Toujours.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
C’est ton boulot de savoir que tu as le droit d’exister et ce que ça signifie.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Quand il devient évident que tes stratégies ne fonctionnent plus (phrases qu’on t’adresse, maladies, explosion de colère…), il t’est proposé de commencer le travail avec ce qui vient à la surface.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Quand quelqu’un te dit que tu es « trop » ou « pas assez », ça ne veut pas dire qu’il ne veut pas que tu existes, brilles, sois présent.e. C’est un moment, un fait qu’il désigne.

L’authenticité est toujours la solution

Le remède est de te reconnecter à toi-même et sentir que tu peux exister comme tu es actuellement.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
C’est un processus. Cela ne se fait pas en 5 mn.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
La bonne nouvelle est que quand tu te reconnectes à toi-même, quand tu commences à te présenter comme tu es réellement et non à travers tes stratégies sur comment tu estimes devoir être afin de ne pas être « trop » ou « pas assez », quand tu t’affirmes, c’est curatif, pour toi et pour les autres aussi.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Quand tu prends ta place comme tu es, à tout moment, tu peux vivre dans cet espace. Et tu peux rencontrer les autres depuis cet espace.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Cela ne conviendra pas à tous : certaines personnes s’éloigneront de toi, car ce sera inconfortable pour elles. Certaines personnes changeront. D’autres rentreront dans ta vie.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
L’authenticité est toujours cicatrisante. Pour toi et pour les autres… qui n’ont plus à te gérer dans tes rôles.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Tu es en sécurité. Tu peux te regarder depuis l’intérieur de toi.

5 étapes pour trouver ton objectif professionnel, quand tu es attiré.e par plein de choses et que tu sens perdu.e

Dans cet article, j’aborde la problématique de trouver un objectif professionnel quand on est attiré par plein de choses ( = multipotentiel.le), car c’est une question que je rencontre souvent chez les personnes que je coache et dans les messages que vous m’envoyez.

Nous verrons ensemble :
– qu’il faut d’abord avoir de la clarté (1),
– pour pouvoir prendre une décision (2).
Surgit alors une peur bien connue des multipotentiel.le.s : la peur paralysante du choix (3).
Pour t’en sortir, je te parlerai de dead-lines (4) et de motivation (5).
Plein d’infos pour trouver ton objectif professionnel !

Allons-y !

CLARTÉ

Le kif de ton cerveau, c’est de sauter d’une chose à l’autre.
Et tu n’es pas seulement bon.ne à ça, tu aimes ça.

Mais le résultat et c’est sans doute pour ça que tu es en train de lire cet article, c’est qu’en passant constamment d’une chose à l’autre, tu ne t’investis dans rien au final.

Pour commencer, la principale difficulté de ce mode de fonctionnement, comme tu le vis sans doute, est que tu n’as pas de clarté.

Donc le 1er point pour toi, est de faire de la clarté sur ton objectif professionnel.

De quel genre de clarté je parle ?

Je vais te donner une image : quand tu es sous pression, genre le dos au mur où tu dois faire cette chose que tu repoussais depuis des jours, tu trouves alors la clarté nécessaire pour accomplir cette chose. Tu mets en place l’organisation et les ressources nécessaires pour la réaliser. C’est cette clarté que tu dois mettre dans ton projet professionnel.

Tant que tu n’as pas trouvé ton objectif professionnel ( = ce que tu veux faire de tes journées), ne t’arrête pas avant de l’avoir trouvé.

Ton boulot, jusqu’à ce que tu aies choisi un boulot, est de te choisir un boulot.
Ce travail de clarté doit être ton boulot à plein temps.

DÉCISION

Ton choix de trouver ton objectif professionnel n’est pas un jeu de hasard où tu peux rester passif/ve en attendant que la vie décide pour toi ou qu’elle t’envoie des « signes » et continuer pendant ce temps, de faire ce que tu faisais avant.

Tant que trouver ce que tu veux faire comme boulot n’est pas ta priorité, cela ne se produira pas.

Là, je ne te parle pas de comment trouver ton objectif professionnel, mais de la décision de le trouver. En faire ta priorité est une décision que tu dois prendre avant de te lancer dans cette recherche.

Une priorité, ça veut dire : une seule chose. Tu ne peux pas poursuivre plusieurs objectifs en même temps. C’est comme si un chasseur poursuivait en même temps, 3 lièvres courant dans des directions différentes. Le seul moyen est de traquer un lièvre, puis un autre. C’est le principe d’une quête : tu ne peux pas poursuivre plus d’une chose à la fois !

Tu peux être bon à plein de choses et également bon à les faire en même temps, surtout que nous sommes en permanence exposés à énormément d’informations. Mais ici, ce n’est pas ce qui est important. J’imagine que tu peux trouver ça révoltant et frustrant de ne pas utiliser tes capacités.

Mais ta difficulté est justement de faire une sélection : pour poursuivre un objectif, tu dois décider d’en choisir un. Sinon tu continues de tourner en rond. C’est une évidence de dire ça… Mais c’est plus clair en le disant.

Un bon test pour savoir si tu as réellement pris une décision et que ce n’est pas seulement un souhait, c’est de regarder si tu continues de vivre un état de lutte intérieure. C’est le signe que tu n’as pas réellement pris de décision.

Un autre test est de voir si tu agis ou non : si tu ne parviens pas à agir pour mettre en œuvre ta décision, c’est que tu as seulement émis un souhait et non pris une décision.

LA PEUR PARALYSANTE DU CHOIX

Chez les personnes que j’accompagne sur cette thématique de trouver sa voie, je rencontre très souvent cette incroyable trouille de faire un choix, qui donne l’impression de vivre un déchirement intérieur et de devoir se préparer à faire le deuil de toutes les choses qu’on ne vivra pas dans sa vie professionnelle.

Tout d’abord, tu dois savoir que tu n’as rien à perdre à choisir un métier, car tu es beaucoup plus que ton boulot ou le titre que tu as. Tu ne te réduis pas à ton boulot. Ton choix ne va pas t’empêcher de faire autre chose de ton temps libre.

Tu dois retenir que tu te concentres sur une chose pour en faire un métier, car tu veux attirer tes clients ou te faire embaucher par une entreprise qui verront dans tes choix : ton investissement, ton expertise et ta motivation.

Je vais prendre un exemple : tu veux manger une pizza. Est-ce que tu préfères aller dans un restaurant qui propose des hamburgers, des sushis et des pizzas ? Ou dans une pizzeria ?
Logiquement, tu choisiras le spécialiste de la pizza.
C’est la même chose pour tes clients ou ton futur patron.

Ensuite, tu dois prendre conscience que tu n’as pas à faire le même métier toute ta vie. Ton choix de boulot aujourd’hui est juste un point d’entrée dans ta vie.

Tu es bien plus que ton boulot. Et tu ne feras pas le même toute ta vie.
Par exemple, pour ma part, j’ai été avocate, collaboratrice parlementaire, responsable juridique, prof… Et maintenant coach.

Et si tu as peur de paraître instable car tu changes de métiers, et bien, apprendre à mettre ton focus sur une voie te permettra de prouver que quand tu fais un choix, tu t’y investis à fond.

Enfin, je voudrais te dire que tu peux faire le choix d’être reconnu.e pour avoir fait quelque chose ou ne pas faire de choix et être connu.e pour n’avoir rien fait.
Et ne pas faire de choix est faire un choix : celui d’être connu.e pour n’avoir rien fait.
Tu m’as suivie ?

DEAD-LINES

Pour choisir ton objectif, mets-toi une dead-line, surtout si tu as tendance à procrastiner.

Le principe est que :
⏰ Les choses prennent le temps que tu leur donnes ⏰

Ex. : si ta priorité est d’aller à ce dîner à 20h avec tes copains, tu feras en sorte de finir ton boulot avant. Alors que tu aurais tout aussi bien pu y passer la nuit pour faire la même présentation, mais avec une qualité de vie diminuée (pas de temps partagé avec tes copains et des heures de sommeil en moins).

Quand ta priorité est de choisir ton objectif professionnel, tu t’organises pour cela (par exemple avec des dead-lines) et ce n’est alors plus négociable pour toi.

Ex. : le 1er septembre, j’aurai choisi mon objectif professionnel. Il devient alors plus facile de poser les actions nécessaires pour que tu aies choisi ton objectif à cette date : me renseigner sur tel sujet, rencontrer telle personne, lire tels livres, me faire accompagner, réaliser une vidéo, m’inscrire à un concours, etc.

MOTIVATION

Quand tu as réussi à avoir de la clarté, franchir tes peurs et prendre une décision que tu as assortie d’une dead-line, l’un des bons moyens pour t’aider à garder la concentration et le cap, est de décrire le plus précisément possible le résultat de ton objectif professionnel. Cela le rend plus concret et c’est motivant de voir où tu pourras arriver et ce que tu pourras réaliser.

Prends une feuille et écris tout ce qui te vient à l’esprit concernant le résultat que tu veux atteindre, avec le plus de détails possible : quoi, combien, où, comment, avec qui, quand, etc. Ajoute des photos, fais des dessins si ça t’inspire. 
Cette visualisation stimulera ta motivation.

Cherche aussi une ou des personnes qui ont déjà réalisé ce que tu as choisi.
C’est inspirant et cela te montre que c’est possible pour toi aussi.

En résumé :
1. Ton boulot, jusqu’à ce que tu aies choisi un boulot, est de te choisir un boulot.
2. Pour poursuivre un objectif, tu dois décider d’en choisir un.
3. Ton choix ne va pas t’empêcher de faire autre chose de ton temps libre et tu n’as pas à faire le même métier toute ta vie.
4. Les choses prennent le temps que tu leur donnes > fixe-toi une dead-line.
5. Pour stimuler ta motivation, écris le plus précisément possible le résultat de ton objectif professionnel
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La remise en question permanente

De quoi parle-t-on ?

Je vais reprendre les mots de mes clients pour décrire ce qu’on entend par « remise en question permanente ».

C’est une recherche constante, l’analyse de tout, un bouillonnement de pensées, un mental qui fonctionne à 100 km/h, un cerveau qui turbine non-stop à plein régime.

C’est toujours réfléchir, cogiter sans arrêt, passer son temps à décortiquer et chercher tout le temps s’il n’y a pas une meilleure solution.

C’est aussi se sentir envahi par ses pensées.

Pourquoi remet-on tout le temps tout en question ?

Tant qu’on n’est pas convaincu, qu’on n’a pas toutes les données d’un sujet, qu’on n’a pas compris le sens de telle chose, la raison de celle-ci et le pourquoi du comment de telle autre, on continuera de chercher à comprendre, creuser, argumenter… C’est plus fort que nous.

Au-delà du sens et de la justice, ce questionnement est motivé par le besoin, inconscient souvent, de donner du grain à moudre à son cerveau qui aime la complexité, ainsi que par un besoin de perfectionnisme et une recherche d’absolu… recherches qui, quand on prend un peu de recul, sont vaines, autant l’une que l’autre.  

Quelles conséquences cela a-t-il ?

Tout d’abord, avoir le cerveau qui bouillonne en permanence est épuisant et peut empêcher de bien dormir, voire causer des insomnies.

La remise en question permanente a également pour effet de nous faire tourner en rond. Tant qu’on remet les choses en cause, nous ne prenons pas de décisions. Ou elles ne tiennent pas sur la durée. Et on peut en effet facilement se disperser dans ses choix.

Cette sensation de tourner rond peut rendre pessimiste et donner des idées sombres.

Tourner en rond nous fait aussi nous sentir coupable d’agir ainsi et génère du doute sur soi et sa capacité à avancer dans la vie. Nous ne sentons pas à la hauteur de ce qu’il est attendu de nous, par la société, notre famille, etc.

Tout remettre en question peut aussi créer du manque de confiance en soi, voire un vide identitaire.

« Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ici ?… »

On peut aussi parfois avoir l’impression que les autres sont plus intelligents que soi.

Ils ne semblent pas tourner en rond, eux…

Cela fragilise l’estime que l’on se porte. Et on peut même en venir à se demander si on n’est pas fou.

Cela peut également créer de l’incompréhension de la part de son entourage sur son mode de fonctionnement.

« Tu n’en as pas marre de te prendre la tête ? »

De manière générale, remettre tout en question tout le temps rend la réalité dans laquelle nous vivons, instable et insécurisante.

A l’extrême, ce questionnement permanent peut provoquer des crises d’angoisses, voire des accès de panique.

Enfin, elle peut avoir un impact sur les relations affectives et les rendre instables : on remet l’autre en cause, autant que soi-même… Difficile dans ces conditions d’avancer dans une relation et de l’inscrire dans la durée.

La remise en question permanente ne rend donc clairement pas heureux et serein.

Elle a cependant de bons côtés.

Oui, oui !

La remise en question facilite la capacité d’adaptation aux situations, la plasticité cérébrale et la résilience, qui sont de plus en plus importantes dans notre société qui va de plus en plus vite.

Et vouloir trouver des réponses aux questions incessantes qu’on se pose, pousse à se renseigner par soi-même, à lire beaucoup, développe ainsi notre capacité d’apprentissage et nous rend autodidacte.

Se remettre en question est également faire preuve d’autocritique et de modestie.

Et vérifier toutes informations est signe de prudence et de maturité.

Enfin, ce sont de telles remises en question qui permettent de faire des découvertes, notamment scientifiques.

Pas mal tout ça, quand même !

Ce qu’on peut dire sur la remise en question permanente quand on creuse

« Le surdoué ne peut débrancher ce rayon laser qui l’habite, qui fonctionne sans relâche. Il devient plus difficile de se sentir en sécurité, de faire confiance, de se laisser porter par la vie. […] Comme il est plus facile de vivre quand on ne repère pas les dysfonctionnements ambiants, que l’on ne se retrouve pas à penser, réfléchir, sur un problème anodin, que l’on ne se sent pas touché par une émotion a priori négligeable ! Une telle lucidité fragilise l’équilibre de vie. Interroge le sens de la vie. Inlassablement. Mais aussi entraîne une remise en question permanente car rien n’est accepté sans condition. Avant de considérer une situation, une compétence, un savoir, une connaissance, comme valide et acceptable, le surdoué l’aura d’abord passé au crible de son analyse. »

Jeanne Siaud-Facchin, « Trop intelligent pour être heureux ? » pp. 168-9

  • L’impossibilité d’arrêter de penser

La pensée semble ne jamais vouloir s’arrêter. On cherche l’interrupteur désespérément. Et on peut se sentir comme prisonnier de son propre mécanisme.

Bien que ce mécanisme se mette à nous submerger à un moment donné, nous en sommes le créateur. Et nous avons aussi le pouvoir de le défaire.

  • Est-ce que la remise en question permanente a une cause ?

Elle peut même en avoir plusieurs.

Tout d’abord, le fonctionnement en arborescence du cerveau, quand on est identifié Haut Potentiel, est un véritable moteur à fabriquer des questions et des doutes. Ce qui peut expliquer le foisonnement de questions.

A cela, s’ajoute la peur de se tromper et celle d’être trompé. Et aussi la peur quasi-viscérale de devoir remettre en question ce à quoi on croit… qui nous obligerait à repartir dans les méandres insécurisants des questionnements.

Ce qui va générer :

un besoin de réassurance (sans fin). L’interlocuteur aura beau expliquer et justifier. Il y aura toujours un « oui, mais… » qui naîtra ensuite dans notre cerveau.

et un besoin de contrôle de notre pensée.

  • L’intensité du bouillonnement cérébral

Le cerveau tourne à plein régime sans pause. On pense à tout, tout le temps. Ce qui peut être utile quand on monte un projet avec une organisation complexe. Mais…

  • Jusqu’à l’absurdité

Plus on pense à quelque chose, plus on est quasi-certain d’arriver à un point d’absurdité, c’est-à-dire quelque chose qui est vain ou ridicule. Et on s’est éventuellement perdu en cours de route. On ne sait plus soi-même pourquoi on avait initié cette réflexion.

La prise de conscience de cette absurdité, qui apparaît alors comme un point d’arrivée quasi-obligé, vient alimenter le pessimisme et un certain fatalisme.

Le cercle vicieux fonctionne alors bien…

  • Les discussions sans fin

Autant pour comprendre que pour se rassurer, ou encore essayer de reprendre pied, nous aurons tendance à nous engager dans des discussions interminables… qui ne seront souvent pas bien comprises par nos interlocuteurs, qui nous reprocheront alors de ne pas nous contenter des arguments habituels et de couper les cheveux en quatre.

Mais comment admettre une solution faillible, un point de vue imparfait, une vérité nuancée ? Ça n’a pas de sens et c’est terriblement insécurisant !

Cette attitude peut être réellement problématique dans les relations avec un parent, un professeur ou encore un supérieur hiérarchique qui prendront ces échanges et nos questionnements pour de l’insubordination.

Ce rejet plus ou moins explicite de l’interlocuteur causera de la frustration, de la désolation, un ressenti d’injustice et le sentiment de ne pas être compris, voire d’être rejeté pour ce qu’on est.

L’incompréhension est également mutuelle, car nous nous demandons alors comment nos interlocuteurs font pour se contenter des arguments habituels justement, ne pas voir ce qu’on voit et ressentir ce qu’on ressent… et surtout, comment font-ils pour ne pas tout questionner tout le temps comme nous le faisons ?

Finalement, sommes-nous fabriqués de la même manière ? Venons-nous du même monde ?

  • Remettre tout en cause jusqu’à la disparition des repères

Quand le flot de pensées est tellement intense, nous pouvons avoir l’impression d’être aspirés par elles. D’être emportés dans un tsunami sans fin. Jusqu’au vertige, jusqu’au malaise. Ce qui peut chez certains se traduire par des bouffées d’angoisse ou de panique.

Ou alors, parfois, nous pouvons nous sentir en surcharge et d’un seul coup, tout arrêter, à la manière d’un disjoncteur. Tout se fige en soi : la pensée, les ressentis, le regard, la conscience… jusqu’à ce que quelqu’un ou quelque chose nous ramène à la réalité.

Ce genre d’attitude peut être difficilement comprise par notre entourage… et par nous-même. Cela nous fait peur de « disjoncter » comme ça. On ne maîtrise alors plus rien. Et cela survient sans crier gare…

  • La fragilisation de l’image de soi

La remise en question permanente agit également comme une autocritique, qui à la longue sape l’estime et la confiance en soi : du questionnement sur sa légitimité, sa crédibilité et sa capacité à faire telle chose, à l’inertie qu’il engendre et qui est dévastatrice pour la confiance en soi.

Cette autocritique permanente passe aussi souvent par l’impression d’avoir une voix off intérieure commentant en temps réel tout ce qui se passe pour soi.

Et elle nous dit rarement des compliments… ! Bizarrement !

  • L’impossible sérénité

Comme vu plus haut, nous ne trouvons généralement pas d’interlocuteur pour partager nos élucubrations sans fin. Et avec la sensation de ne plus rien maîtriser dans le flux de nos pensées, il n’y a qu’un pas pour que pointe dans notre cerveau en surchauffe, l’idée que nous pourrions être fou.

Nous nous sentons pris au piège de ce mécanisme intérieur. Nous allons essayer de le maîtriser, en nous distanciant de l’anxiété qu’il cause, de nos émotions, créant une façade rigide, froide, voire arrogante, à notre personnalité sensible… loin de l’authenticité et du plaisir de vivre.

Nous prenons des grandes décisions formelles, voire même publiques, pour essayer d’enrailler le mécanisme de la remise en cause… en vain ! La prison devient alors autant intérieure qu’extérieure, avec le regard des autres, qui voient en nous une véritable girouette, instable et peu fiable, lassante et immature, voire désespérante.

Notre tentative de reprise de contrôle peut également passer par l’anticipation : nous planifions tout avec minutie, pour s’apaiser et éviter la submersion mentale et la remise en question… créant de nouvelles angoisses, si un couac ou un doute s’insèrent dans notre organisation.

Et notre autocritique permanente contribue aussi à nous faire passer à côté du simple fait de profiter du moment présent.

Pour sortir de la remise en question permanente :

Il n’y a malheureusement pas de solution magique pour arrêter d’un seul coup de tout remettre en question, mais de nombreuses pratiques peuvent vous aider.

De manière générale, intégrer ses émotions comme un soutien à sa pensée et non comme un facteur augmentant les remises en question, est la direction à prendre et à cultiver.

Reprendre contact avec son corps et ses émotions, en plus d’apaiser le flux mental, permet plus largement de se reconnecter à son authenticité, à sa vulnérabilité, à soi et à une vie dont le plaisir fait partie intégrante.

Mes propositions :

  • Reconnaître notre fonctionnement, l’accueillir avec bienveillance et le dédramatiser

Il est tout à fait possible de sortir de la remise en question permanente ! Je suis passée par là😊

  • Essayer de trouver quelqu’un qui vous comprenne ou qui fonctionne comme vous, dans votre entourage familial ou amical, dans des groupes sur la douance ou l’hypersensibilité, auprès d’un professionnel sensibilisé à ces sujets
  • Pratiquer la méditation, l’écoute du silence

Il y a une méditation que j’aime bien qui consiste à partir de la conscience qu’on a de soi, de son corps, puis lentement de la pièce dans laquelle on est, de la maison ou appartement qui nous entoure, de la ville, de la région, du pays, du continent, de l’hémisphère, de la planète, de la Terre avec la lune, des planètes qui l’entoure, du système solaire, de la galaxie… en respirant profondément… de constater de là-haut, notre taille microscopique… puis de faire le chemin inverse. C’est une méditation apaisante pour le mental et qui permet de relativiser.

  • S’arrêter et ressentir votre corps : vos points d’appui, vos zones de tension, le mouvement de votre respiration
  • Prendre conscience que le changement implique de chercher, créer et innover : vous vous mettez en action, en mouvement. Vous essayez de nouvelles activités
  • Avoir une activité créative, qui permet aussi d’apaiser le mental (dès lors que vous cessez d’écouter votre autocritique intérieure). Et cela peut simplement être du coloriage
  • Apprendre de nouvelles choses, pour nourrir votre cerveau et développer de nouvelles capacités et vous avez conscience qu’apprendre implique de la persévérance
  • Faire du sport pour apaiser votre mental, secréter des hormones bienfaisantes et améliorer la qualité de votre sommeil
  • Echangez le plus souvent possible avec les personnes que vous aimez et qui vous aiment : amis, nouveaux et plus anciens, famille, proche et lointaine…

Idées de lecture :

  • « Je pense trop » de Christel Petitcollin
  • « Rayures et ratures » de Chloé Romengas
  • « Trop intelligent pour être heureux ? » de Jeanne Siaud-Facchin