Comment sortir du ‘Moi, rien ne m’intéresse vraiment’

« Parmi les personnes que j’accompagne, il y a d’un côté celles qui sont passionnées par plein de choses variées (souvent des personnes multipotentielles) et de l’autre, celles qui me disent ne pas avoir de passion.⠀⠀

J’ai envie de m’intéresser à ces dernières. J’en retrouve souvent chez les personnes hypersensibles et/ou hauts potentiels.⠀⠀

Les personnes qui me disent en début d’accompagnement que rien ne les passionne, peuvent employer des expressions comme :⠀
🌧️ Ça ne sert à rien que je me lance là-dedans, car je me lasse toujours rapidement.⠀
🌧️ Ça se passe toujours comme ça avec mes supérieurs. J’aurais dû m’en douter.
🌧️ Tout le monde pense que je devrais déjà être content.e de ce que j’ai.⠀

Beaucoup de phrases avec toujours, jamais, rien, tout… et des phrases auto-accusatoires.⠀
C’est le langage de la négativité chronique.⠀
Elle a le pouvoir de TOUT assombrir. Y compris ce que tu pourrais sincèrement aimer.⠀⠀

Si tu te reconnais dans ces expressions — sois honnête avec toi-même —, voici 3 conseils si tu souhaites que ça change et pouvoir te connecter à ce que tu aimes… »⠀⠀

[Tu peux lire la suite de cet article en cliquant ICI
J’espère qu’il te plaira 🙂]⠀

Se libérer du perfectionnisme

Je vous partage mon dernier article sur le thème du perfectionnisme.

💎 Pourquoi sommes-nous perfectionnistes et plus spécifiquement quand on est haut potentiel et/ou hypersensible ?

💎 Comment ça se traduit ?

💎 Quelques questions pour évaluer ton perfectionnisme

💎 Les conséquences du perfectionnisme

💎 Comment atténuer ton perfectionnisme pour progressivement t’en libérer

Pour le lire, voici le lien vers l’article ICI

Et toi, est-ce que tu estimes être perfectionniste ?

La remise en question permanente

La remise en question permanente⠀⠀

De quoi parle-t-on ?⠀
Je vais reprendre les mots de mes clients pour décrire ce qu’on entend par « remise en question permanente ».⠀
C’est une recherche constante, l’analyse de tout, un bouillonnement de pensées, un mental qui fonctionne à 100 km/h, un cerveau qui turbine non-stop à plein régime.⠀
C’est toujours réfléchir, cogiter sans arrêt, passer son temps à décortiquer et chercher tout le temps s’il n’y a pas une meilleure solution.⠀
C’est aussi se sentir envahi par ses pensées.⠀⠀

Pourquoi remet-on tout le temps tout en question ?⠀
Tant qu’on n’est pas convaincu, qu’on n’a pas toutes les données d’un sujet, qu’on n’a pas compris le sens de telle chose, la raison de celle-ci et le pourquoi du comment de telle autre, on continuera de chercher à comprendre, creuser, argumenter… ⠀
C’est plus fort que nous.⠀⠀

Au-delà du sens et de la justice, ce questionnement est motivé par le besoin, inconscient souvent, de donner du grain à moudre à son cerveau qui aime la complexité, ainsi que par un besoin de perfectionnisme et une recherche d’absolu… recherches qui, quand on prend un peu de recul, sont vaines, autant l’une que l’autre.⠀⠀

Quelles conséquences cela a-t-il ?⠀
Tout d’abord, avoir le cerveau qui bouillonne en permanence est épuisant et peut empêcher de bien dormir, voire causer des insomnies.⠀⠀

La remise en question permanente a également pour effet de nous faire tourner en rond. Tant qu’on remet les choses en cause, nous ne prenons pas de décisions. Ou elles ne tiennent pas sur la durée. Et on peut en effet facilement se disperser dans ses choix.⠀⠀

Cette sensation de tourner rond peut rendre pessimiste et donner des idées sombres.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀

La suite est à lire ici : https://medium.com/aude-saliner/la-remise-en-question-permanente-f62282f720ee?sk=2ba6b8bf92e99c49d1a1cf634bc7f439⠀⠀

J’ai interviewé le complexe de l’imposteur

J’ai envie de vous parler du complexe de l’imposteur, car il est très partagé par les personnes atypiques.

Qu’est-ce que c’est ?

C’est l’idée qu’on a réussi seulement grâce à la chance ou grâce aux autres, et non grâce à son talent ou à ses compétences.

Est-on nombreux à en souffrir ?

Les études estiment que 70% des personnes l’expérimentent à un moment ou à un autre de leurs vies.

Est-ce qu’il touche tout le monde ?

Le complexe de l’imposteur peut toucher tout le monde : les femmes, les hommes, les étudiants, les managers, les artistes, le personnel soignant…

Concrètement, quelle forme ça prend un complexe de l’imposteur ?

Il est possible d’identifier 5 types de comportements différents chez les personnes expérimentant un complexe de l’imposteur :

  • les perfectionnistes : ils se fixent des objectifs très élevés. Et même s’ils atteignent 99% de leurs objectifs, ils vont se sentir en échec. Une toute petite erreur les amènera à remettre en question leurs compétences.
  • les experts : ils ressentent le besoin de connaître la moindre information avant de commencer un projet et cherchent constamment de nouvelles formations ou certifications pour améliorer leurs compétences. Ils ne postuleront pas à un emploi s’ils ne répondent pas à 100% des critères de l’annonce. Ils pourraient hésiter à poser une question en classe ou à parler en réunion, parce qu’ils ont peur d’avoir l’air stupide s’ils ne connaissent pas déjà la réponse.
  • les “sans effort” : lorsque le “sans effort” doit lutter ou travailler fort pour accomplir quelque chose, il pense que cela signifie qu’il n’est pas assez bon. Il est habitué à des résultats qui arrivent facilement, et quand il doit faire des efforts, il pense que c’est la preuve qu’il est un imposteur.
  • les indépendants : ils estiment qu’ils doivent tout accomplir par eux-mêmes. Et s’ils ont besoin d’aide, ils pensent que c’est la preuve qu’ils sont en échec ou qu’ils sont des imposteurs.
  • les super wo.men : les super wo.men estiment qu’ils doivent travailler plus fort que leur entourage pour prouver qu’ils ne sont pas des imposteurs. Ils ressentent le besoin de réussir dans tous les aspects de leurs vies (au travail, en tant que parents, en tant que partenaires…) et se sentent facilement stressés quand ils n’accomplissent pas pleinement quelque chose.

On peut expérimenter plusieurs de ces comportements au cours de sa vie, voire en même temps.

Pourquoi se sent-on un.e imposteur ?

Il n’y a pas de réponse unique. Certains experts pensent que cela a à voir avec des traits de personnalité — comme l’anxiété — tandis que d’autres se concentrent sur des causes familiales ou comportementales.

Le complexe de l’imposteur peut avoir des racines variées :

  • enfance, ex. : les notes qui n’étaient jamais assez bonnes ou le sentiment que pour être aimé.e, je dois être bon.ne élève.

Parfois, des souvenirs d’enfance, comme le sentiment que vos notes n’étaient jamais assez bonnes pour vos parents ou que vos frères et sœurs vous surpassaient dans certains domaines, peuvent avoir un impact durable. Les gens intériorisent souvent ces idées : que pour être aimé.e ou être aimable, je dois réussir. Ensuite, nous auto-entretenons cette croyance.

  • environnement, ex. : la non-appartenance à un groupe (social, professionnel…) peut susciter le sentiment d’imposture.

Des facteurs extérieurs à une personne, tels que son environnement, peuvent également jouer un rôle majeur pour susciter des sentiments d’imposteur. Un sentiment d’appartenance favorise la confiance. Plus il y a de personnes qui vous ressemblent ou semblent vous ressembler, plus vous vous sentez confiant.e. Et inversement, moins il y a de personnes qui vous ressemblent ou vous ressemblent, cela peut avoir un impact sur leur confiance.

Cela est particulièrement vrai chaque fois que vous appartenez à un groupe pour lequel il existe des stéréotypes sur la compétence, par exemple celles des femmes ou de minorités ethniques.

Comment sortir du complexe de l’imposteur ?

Se demander : est-ce que telle pensée m’aide ou me bloque ?

L’une des premières étapes pour surmonter le sentiment d’être un.e imposteur est de reconnaître ses pensées et de les mettre en perspective.
Le simple fait d’observer sa pensée plutôt que de se laisser embarquer par elle, peut être utile. Il s’agit donc de regarder ces pensées de manière plus constructives.
Je vous encourage à vous demander «Cette pensée m’aide-t-elle ou me bloque-t-elle ? »

Changer son regard : les autres ne sont pas plus compétents, intelligents… Faire de “je suis fier.e de moi” son nouveau mantra.

Vous pouvez réorienter vos pensées.
La seule différence entre quelqu’un qui souffre du complexe de l’imposteur et quelqu’un qui n’en souffre pas, est la façon dont il réagit aux défis.
Les gens qui ne se sentent pas comme des imposteurs ne sont ni plus intelligents, ni plus compétents, ni plus capables que le reste d’entre nous.
C’est une très bonne nouvelle, car cela signifie que nous devons simplement apprendre à penser comme des non-imposteurs : apprendre à valoriser la critique constructive, comprendre que vous ralentissez réellement votre équipe lorsque vous ne demandez pas d’aide, ou vous rappelez que plus vous pratiquez une compétence, mieux vous y arriverez…

Partager ce qu’on ressent avec des personnes de confiance

Il peut également être utile de partager ce que vous ressentez avec des amis ou des mentors de confiance.
Les personnes qui ont plus d’expérience peuvent vous rassurer sur le fait que ce que vous ressentez est normal et de savoir que d’autres ont été à votre place peut vous faire paraître votre situation moins effrayante.

Ne plus laisser le doute contrôler nos actions

Nous vivons tous des moments de doute et c’est normal. L’important est de ne pas laisser ce doute contrôler vos actions.
L’objectif pour moi est de vous donner les outils, la perspicacité et les informations nécessaires pour changer votre regard et votre discours intérieur.

Vous pouvez encore avoir un moment d’imposteur, mais pas une vie d’imposteur.

Prendre ma place

QU’ENTEND-ON PAR LA ?

« Ma place » n’est pas un lieu, mais un épanouissement.
C’est un travail d’épanouissement personnel et non contre les autres.

Nous avons différents besoins tels que le besoin de reconnaissance, d’amour, de compter pour quelqu’un, d’avoir de la valeur à nos yeux, le besoin de se situer par rapport aux autres, de sécurité, etc.
De ce fait, nous adoptons des comportements orientés par l’acceptation ou le refus de soi et de l’autre. Nous nous comparons. Nous sommes tournés vers l’extérieur.
Prendre ma place permet d’adopter un positionnement centré sur moi-même, qui n’a rien à voir avec l’égocentrisme ou le nombrilisme.

Prendre ma place permet de me (re)connaître, d’identifier mes besoins, mes aspirations, mes potentiels et mes difficultés. Tout ce qui constitue mes fondations et mes limites.

Lorsque je me positionne clairement, cela pousse instinctivement l’autre à faire de même. Chacun reste libre de se positionner ou non.

Quand je suis centré.e, je prends ma place, je vais chercher en moi ce que j’ai à offrir au monde, de manière cohérente, dans le respect de moi-même et de mon environnement.

Et j’apprends à dire non, au bon moment, à la bonne personne. Cela passera peut-être par des désaccords, qui peuvent faire peur car nous pouvons les assimiler aux disputes et à la violence.

J’accepte le fait que je ne peux pas transformer l’autre, mais que je peux changer ma façon d’être avec lui. Notre désaccord éventuel n’est pas désamour mais clarification de positions, ce qui permet de se montrer du respect.
L’important est de toujours être clair, “juste” avec soi-même afin de pouvoir être pareillement clair et “juste” avec les autres.

Je prends ma place, je lui laisse la sienne.

Ma place ne se définit par rapport à quelqu’un ou au monde extérieur.
Ma place, c’est être moi totalement.

CE QUI FACONNE MA PLACE

Notre vécu façonne la place que nous occupons : les projections de nos parents sur nous, le couple qu’ils ont formé, son évolution, notre éducation, l’amour reçu ou non, la position dans la fratrie, les différents événements qui jalonnent notre vie (couple, divorce, maladie, deuil…), l’activité professionnelle, tout cela nous positionne, mais pas forcément à notre juste place. Nous adoptons des comportements conformément aux idées et valeurs inculquées ou acquises.

D’autre part, nous n’avons pas appris à dire ou à entendre NON. Puisque souvent, nous pensons être aimé.e.s pour ce que nous faisons plutôt que ce que nous sommes, nous avons appris à dire OUI même si nous pensons NON. Cela évite de faire des vagues, de se faire remarquer ou de provoquer des conflits.

Nous avons aussi tendance lorsque nous entendons le besoin de l’autre à nous croire obligé de le satisfaire immédiatement, comme si nous étions responsables de ce besoin. La notion de devoir ou d’attention à l’autre peut constituer une véritable fuite de soi sous couvert d’un comportement familial ou social correct.

Mais attention : si je prends soin de l’autre en me négligeant moi-même, j’entretiens la négligence et non pas le soin.

Le contrôle de soi est aussi un leurre dangereux : en se contrôlant, il serait possible de se libérer de ses émotions, de ses peurs ou de ses inhibitions, mais le pouvoir sur soi conduit à une négation de soi. Je contrôle, je réfrène et finalement je me coupe de mes émotions, donc de moi-même.

Quand je veux contrôler, cela veut dire qu’une partie de moi ne me convient pas, que je ne l’aime pas et que je veux la remplacer par autre chose.

La connaissance de soi n’est pas compatible avec cette amputation de soi. L’affirmation de soi débute par l’accueil, la reconnaissance et l’amour de soi-même. Sur toutes ses facettes. Dans le respect de toutes ses composantes.

COMMENT FAIRE POUR PRENDRE MA PLACE

Souvent, nous cherchons à l’extérieur ce que nous possédons à l’intérieur sans le (re)connaître. Ce qui ressemble à un vrai défi dans un monde que nous ne maîtrisons pas.

Donc 1. me centrer sur moi-même et oublier toute notion de perfection, d’idéalisation et de jugement.

2. Faire des inventaires :
• nommer clairement “ce qui va” et “ce qui ne va pas” en soi et reconnaitre les situations et les sentiments ou angoisses qu’elles génèrent. Sans (me) juger !
• identifier et différencier mes sentiments et mes besoins pour poser des priorités sur mes besoins fondamentaux (besoin de reconnaissance, de sécurité, etc.) afin de m’engager dans ce sens.
• identifier mes qualités et mes potentiels afin de (re)connaitre mes ressources pour me développer et me transformer. Ce qui va en même temps me rassurer.

Ces inventaires me donnent la responsabilité de répondre à mes besoins, sans me juger, sans crainte des autres. C’est entre moi et moi. Je sais que je dois avancer avec tous ces éléments qui me constituent, sur ma propre route. Et je me fais confiance, car ce n’est pas le contrôle qui me permet de me sentir en sécurité, mais la confiance en moi.

J’accepte de ne pas être tout-puissant.e et de rencontrer des obstacles et des difficultés. Parfois je vais me tromper ou avoir des attitudes qui ne seront pas “justes”. J’ai le droit de ne pas être au maximum de ma forme tous les jours, de me sentir faible et perdu.e ou de douter.

L’humilité et la bienveillance permettent d’accueillir ces difficultés, d’accepter que tous mes efforts ne sont pas toujours récompensés (ou pas forcément à la hauteur de mes attentes). L’humilité me permet d’accepter de changer ma façon d’être et d’agir sans attendre que les autres changent.

Le changement fait peur. Même lorsqu’on ressent un besoin intense de changer. La peur entre en conflit avec la confiance et l’envie. Si nous restons dans une vision binaire, nous aurons tendance à relâcher l’effort : “j’ai peur donc je ne change pas. Je ne vais pas y arriver.”

Ou alors je nie mes peurs pour avancer à tout prix, sans tenir compte de mes capacités, des freins ou des circonstances. Lorsque je fais mes inventaires, je comprends que je peux envisager des situations qui sont complémentaires : « j’ai peur ET je veux changer ».

Vouloir changer en se comparant revient à se renier soi-même. Je suis unique, différent.e, donc je n’ai pas à me comparer. Tous sont différents.

Ainsi, j’accueille ma différence. Sans jugement, avec empathie. Je suis ainsi, je suis riche de ce que je suis et je le développe. Mes différences constituent une pièce de puzzle unique que j’apporte au monde. J’y apporte un sens particulier, une couleur, une vie.

Enfin, si le chemin paraît trop difficile seul.e, se faire accompagner par un professionnel peut être une bonne idée.

COMMENT SAVOIR SI JE SUIS A MA JUSTE PLACE ?

LA juste place n’existe pas en tant que telle. L’évolution de l’être est permanente et oblige ainsi à des remises en question régulières. Ce qui est ma place aujourd’hui pourra ne plus l’être demain, en fonction de mon épanouissement quotidien.

Il est donc important de se poser régulièrement la question « Ce que ce que je fais, ou ne fais pas, est-ce juste pour moi ? ». “Juste” se comprend non pas au niveau de la justice mais de la justesse.
Suis-je bien en accord avec ce que je fais, ce que je dis, la façon dont je me comporte ?
Si oui, je suis à ma plus juste place
.
Si je doute, ou si je réponds non à cette question, alors il va falloir m’adapter, travailler pour tendre vers ma nouvelle place.
Cela passe notamment par la remise en question de mes croyances. M’appartiennent-elles vraiment ou sont-elles issues de mon éducation ou de mon entourage ?
Sont-elles actuelles dans ma vie d’aujourd’hui ou me faut-il les mettre à jour, en changer ?
Mes croyances sont-elles des ressources ou des limites ?

Lorsque je me sens en accord avec moi-même, j’établis un meilleur rapport avec le monde et les autres. C’est là que je me sens à ma place : centré.e et en même temps ouvert.e, accueillant.e pour mon entourage et mon environnement. Prêt.e à donner le meilleur de moi-même et à recevoir en échange, sans jugement, sans comparaison ni jalousie, en partage et en paix.

Lorsque je suis à ma juste place, je sens que je suis capable de m’assumer moi-même.
Je suis conscient.e de tous mes potentiels, de mes ressources.
Je vis pleinement mon indépendance et ma relation au monde sans dichotomie.
Je suis heureux/se d’être moi.

Les 5 questions à te poser impérativement pour avancer

Si tu es bloqué.e sur ton chemin,
si tu ne sais plus quoi faire ou à quoi te raccrocher
ou que tu nages dans un brouillard intérieur,
ces questions sont plus particulièrement pour toi.
Tu es prêt.e ?

La 1re est :

Qui je veux être ?

Pas ‘qu’est-ce que je veux faire ou avoir ?’

Quelles sont les parts de moi que j’ai envie d’exprimer ?
Auxquelles j’ai envie de laisser de la place ?

Par exemple, ‘qu’est-ce qui me rend joyeux/se ?’ si tu as envie d’être joyeux/se. Ou déterminé.e. Ou puissant.e. Etc.

Choisis ce que tu veux être, sans te préoccuper de comment les choses vont se mettre en place pour que tu puisses être ça.

Que veux-tu ressentir ?
Tu veux faire l’expérience de quoi chaque jour ?

Quand tu es au clair avec ça (et ce ‘ça’ n’est pas immuable, il évolue avec le temps), formule-le toi clairement, avec détermination.

Et ce que tu veux être, ne dépend pas des éléments extérieurs (même en cette période chaotique, oui) : tu peux être joyeux/se, confiné.e ou dans ton boulot qui t’ennuie.

Cela implique peut-être de baisser le volume de ton mental et de poser un regard différent sur ta réalité.

Qu’est-ce que je veux que je n’ai pas déjà ?

C’est la 2e question de notre série de questions à se poser pour avancer.

Elle signifie : quand tu te dis ‘j’aimerai ceci ou cela’, vérifie que tu ne l’as pas déjà.

Ex. : ‘je veux être riche’.
Regarde la richesse qu’il y a déjà dans ta vie.
Qu’est-ce que ça veut dire pour toi ‘être riche’ ?
Riche émotionnellement, relationnellement, professionnellement, financièrement…?
Qu’est-ce que toi, tu mets dedans ?

Dans ce que tu crois désirer, regarde à quel point ce que tu désires, existe déjà dans ta réalité actuelle.

Si tu reconnais que c’est déjà là, tu en feras davantage l’expérience.


Ex. : ‘je veux un métier qui m’épanouisse’.
Regarde en 1er ce qui t’épanouit déjà dans ta vie et le métier viendra ensuite.

Ça peut te paraître bête ou bateau. Mais c’est tout sauf ça.
Cette 2e question est capitale.
Essaie. Même si ce que tu veux est tout petit dans ta vie aujourd’hui, c’est déjà là.

Tu sens que de dire ‘je veux avoir plus de joie dans ma vie, car il n’y en a qu’un tout petit peu aujourd’hui’ est différent de dire ‘je veux avoir une vie plus joyeuse, car là, c’est la cata’ ?

Quel est ton entourage et quels types de personnes tu veux fréquenter ?⠀⠀⠀

Il s’agit de la 3e des 5 questions à te poser pour avancer.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Les personnes autour de toi ont une influence sur toi, y compris les personnes que tu écoutes ou que tu lis.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Qu’est-ce qu’elles viennent alimenter chez toi ?⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Ton âme ou ton ego ?⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Le jugement, l’amour, etc. ?⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Tout ce qui t’entoure a une influence sur l’expérience que tu vis chaque jour. Cela inclut également les lieux où tu vis, la musique que tu écoutes…⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
C’est pour ça que c’est important de se demander si les personnes qu’on fréquente, nourrissent vraiment ce qu’on veut vivre, à tous les niveaux.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
De plus, l’extérieur étant le reflet de ce que tu vis à l’intérieur de toi, cette question te fera forcément cheminer.⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Si tu veux vivre autre chose, il te faudra alors fréquenter d’autres personnes ou que ton entourage vienne alimenter d’autres parts de toi.
Et inversement, de manière systémique : si tu changes à l’intérieur de toi, ton entourage changera.
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀
Est-ce que ça te parle ?

4e question pour avancer sur ton chemin :

Regarde où tu es physiquement : ton lieu de vie, ta ville, ton pays… Est-ce que ça te convient ?

Le lieu où tu es, influence qui tu es.

S’il ne te convient pas et que tu envisages un autre lieu, je te renvoie à la 1re question : déménager pour être quoi, vivre quoi ?

Ex. : je vis en ville et veux déménager à la campagne pour être au contact de la nature et être au calme.
Ce contact avec la nature et ce calme vont te permettre d’être quoi ?
Par ex. : ça pourrait te permettre d’être plus serein.e.
Alors, commence dès aujourd’hui à ressentir un peu de sérénité. Et cela t’ouvrira des opportunités pour vivre plus sereinement.

Ce n’est pas le lieu qui crée la sérénité. Il ne fait qu’amplifier la sérénité qu’on porte déjà, car tu seras apte à la recevoir.

Et voici la dernière question pour te débloquer et avancer sur ton chemin :

Qu’es-tu vraiment prêt.e à recevoir ?

Il arrive souvent que dans nos vies, nous ayons envie d’autres choses. Si tu lis mes articles, c’est sans doute ton cas.

Mais pourquoi veux-tu autre chose ?
Tu veux remplacer quoi par quoi ?

➡️ Demande-toi ce que ça va t’apporter et non le manque ou le vide que ça vient combler.

Ex. : pourquoi est-ce que je veux être amoureux/se ? Pour vivre l’amour ou pour ne pas être seul.e ?

Ces 5 questions te permettent vraiment de retrouver ton libre arbitre et ton pouvoir créateur, c’est-à-dire ton pouvoir de réaliser ce que tu souhaites.

Tout part de toi.

Et oui, ce cheminement demande d’aller voir à l’intérieur de toi, vraiment et sincèrement.
Et ça ne se fait pas avec la tête, mais avec tes émotions et tes envies.
Laisse-toi surprendre par tes découvertes.

Et prends le temps qu’il te sera nécessaire pour ce chemin.
Oui, même si tu aimerais que ça aille plus vite 😉
Changer ses perceptions et ses habitudes de penser, prend du temps.

Résumé autrement :
✳️ Qui est-ce que je veux être ?
✳️ Pour faire l’expérience de quoi ?
✳️ Avec qui ?
✳️ Où ?
✳️ Pour recevoir quoi ?

S’épanouir professionnellement quand on est haut potentiel

Pour une personne à hauts potentiels, après avoir vécu sans exister vraiment pendant des années, vient un jour, le moment voire le besoin impératif de s’offrir une nouvelle vie professionnelle, pour soi, pour ses proches et pour le monde aussi.

Ce besoin émerge dans un contexte où les difficultés relationnelles que vivent les personnes à hauts potentiels dans le monde professionnel, sont souvent le reflet d’un décalage entre le contenu de leur métier et leur position hiérarchique d’une part, et leurs aspirations et/ou potentiels d’autre part.

Elles ne sont pas à leur juste place et l’entourage le sent. La quantité et la qualité de ce qu’elles apportent se situent au-delà de leur rémunération et de leur position. 

Souvent, la personne à hauts potentiels et son entourage professionnel décident tacitement de ne pas regarder ce déséquilibre en face, qu’ils savent pourtant sans avenir.

Dans certaines situations, il convient d’oser demander sa juste place, celle que l’on occupe dans les faits plus ou moins déjà, ou celle où nous serions plus heureux. Beaucoup de personnes à hauts potentiels, très bons numéros deux, n’osent pas prendre la place de leader alors qu’ils pourraient y faire de belles choses. A l’inverse, certains DG n’osent pas – par convention sociale – revenir à la place du créatif ou du concepteur dont ils rêvent sans se l’avouer.

Choisir de vivre vraiment : ces mots évoquent chez les personnes à hauts potentiels, à la fois une aspiration viscérale et des peurs profondes : peur de perdre contact avec la réalité, de ne « faire que de la politique », etc., qui cachent en réalité la peur d’être soi et celle de prendre sa place.

Alors, au-delà de la peur, de la culpabilité et du sentiment d’imposture, oser vivre vraiment devient un enjeu majeur.

Cela se traduit souvent par le fait de ne plus vouloir vivre avec un masque, de ne plus se raconter des histoires et d’oser se poser les vraies questions pour faire émerger une envie authentique de créer sa vie.

1. Prendre le temps d’engager un vrai parcours de développement personnel

Avec le haut potentiel, nous avons osé poser des mots sur nombre des malentendus de notre vie et nous prenons enfin pleinement conscience de qui nous sommes vraiment. Tant de potentiels, restés inconscients, semblent maintenant ne demander qu’à éclore.

De nouvelles questions surgissent alors : qu’en faire ? Comment les relier ?

Quelques pistes concrètes

Prendre la décision forte et non négociable de se donner du temps à soi et des ressources pour construire cette vie nouvelle

1. Ecrire sans censure, des mots, des idées, des histoires et laisser émerger

2. Explorer dans notre passé, sur le plan personnel comme professionnel, nos compétences et nos talents oubliés

3. Lire, rencontrer, explorer dans des domaines variés. S’appuyer sur notre intuition pour sentir ce qui est juste et qui nous apporte vraiment.

2. Explorer ses talents

Bien souvent, les personnes à hauts potentiels ont un don pour relier les gens entre eux ou allier les compétences ou les départements au sein des entreprises. Ce talent reflète une de leurs caractéristiques : trouver le sens caché derrière des données apparemment sans lien.

Beaucoup aussi ont une écoute attentive, une grande lucidité et une empathie qui leur permettent de sentir tout de suite la faille chez l’autre dans la relation, ou d’identifier rapidement le véritable enjeu lorsqu’elles sont en mission de coaching ou de conseil par exemple.

Autre caractéristique fréquente : les personnes à hauts potentiels sentent l’évolution des modes de vie à venir, les événements politiques et financiers que les autres identifient comme imprévisibles.

Beaucoup disposent d’un sens inné de l’harmonie et de la cohérence, ce qui en font des artistes, des consultants talentueux en image de marque et en marketing. Ils sentent la typographie, le logo, le discours qui va marcher, car aligné avec le produit et la vibration de l’organisation.

D’autres personnes à hauts potentiels font preuve d’une grande logique et seront excellents dans le conseil en stratégie, la gestion de projet, l’informatique ou la finance.

Prendre conscience de ces talents constitue déjà une belle première étape, mais elle n’est pas suffisante.

Lors d’une première démarche de prise de conscience (à l’aide d’un bilan de compétence par exemple), nous découvrons un éventail de talents multiples et variés, mais nous sentons, sans l’identifier, qu’ils sont reliés par quelque chose plus en amont : son super talent à soi.

Et lorsque nous trouvons ce super talent, au-delà d’une transformation sur le plan personnel, nous avons une grande chance de devenir uniques, singuliers dans nos activités ou notre manière de les aborder.

Quelles actions concrètes pour trouver son talent à soi ?

Trouver sa zone de génie, ou zone d’excellence, reste exceptionnel, nous pouvons très bien réussir notre vie sans la découvrir.

Nous pouvons par contre prendre la décision fondamentale de réunir toutes les conditions pour qu’elle émerge : renouer avec l’art, prendre le temps de lire les grands auteurs ou maîtres de la psychanalyse ou du développement personnel, aller à des conférences passionnantes et y faire de belles rencontres, investir dans des accompagnements ou des formations qui transforment, tout cela pour s’ouvrir à la possibilité d’être un jour vraiment soi-même.

3. Passer à la concrétisation : imaginer et construire sa nouvelle vie

Pour la personne à hauts potentiels, la dynamique n’est pas de s’adapter toujours plus, de travailler plus et/ou de se former encore et encore, mais d’accueillir tous ses talents, leur variété et leur puissance, et d’autoriser son vrai self à les incarner.

Bien des personnes à hauts potentiels sont capables de générer des idées qui apporteraient vraiment à la société, et éprouvent un sentiment de perte de sens ou d’ennui lorsqu’il s’agit d’aller au contact du réel pour les concrétiser.

Beaucoup enferment mentalement leur besoin de liberté et/ou se démènent sans se trouver, alors qu’en s’offrant un cadre pour le faire, comme un accompagnement, elles peuvent avancer et concrétiser la création d’une nouvelle vie professionnelle.

En conclusion

Dans un monde toujours plus rapide et complexe, décider de résister à toutes les pressions pour s’offrir une nouvelle vie, pour enfin devenir soi-même, constitue un vrai acte d’émancipation et d’amour de soi.

En décidant de nous offrir une nouvelle vie, nous nous envolons vers la sérénité, car nous sommes en équilibre dans nos relations avec les autres, alignés avec nous-mêmes et vrais dans ce que nous faisons.

Et plusieurs fois au cours de notre existence, nous pouvons vivre l’expérience, à chaque fois différente, de nous offrir une vie nouvelle.

Et en nous retournant sur notre chemin, nous découvrons que nous ne sommes pas seuls. Nous sommes nombreux à vouloir explorer l’univers et à vouloir changer.

Pour aller plus loin :

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La base pour te créer une vie épanouissante

Je ne vous apprendrais sans doute rien, si je vous dis que les personnes à haut potentiel et/ou hypersensibles ont généralement un mental très actif et des difficultés à être connectées au moment présent et à leurs ressentis corporels. Ce constat est encore plus marqué pour les personnes vivant en milieu urbain. Et cela entraîne notamment de la procrastination, de la confusion mentale, de l’indécision et des difficultés à passer à l’action.

Or, le moment présent et le corps sont les endroits où l’action se passe. Et être dans ces endroits est possible grâce à notre attention, à notre conscience.

La conscience est le fondement de tout changement

La conscience est le 1er outil pour initier tout changement :
☁️ un changement dans ce que nous vivons
☁️ un changement dans ce que nous souhaitons vivre dans le futur

La conscience est la base pour créer une nouvelle réalité dans notre vie.

Lorsque nous ne sommes pas pleinement conscient.e.s :
☁️ nous ne nous sentons pas très présent.e.s
☁️ pas très engagé.e.s dans notre vie quotidienne, donc pas très épanouis
☁️ nous nous débattons avec une forme de déconnexion de nous-mêmes : de nos émotions, de notre corps, de notre intuition.

J’étais moi-même très déconnectée de moi et notamment assez forte pour avoir des conversations sans y être pleinement présente, mais loin ailleurs dans ma tête.

Cette déconnexion se manifeste notamment aussi par :
☁️ beaucoup d’indécision
☁️ l’ignorance de ce qui nous passionne, de ce qui est réellement important pour nous
☁️ le fait de ne pas voir si nos relations avec les autres sont saines ou non

Cette déconnexion est souvent une forme de protection de soi que nous avons mise en place dans notre enfance, car nous avons vécu des situations avec des émotions qui étaient trop fortes pour l’enfant que nous étions.

La pratique de la pleine conscience est importante pour nous reconnecter, car nous ne résolvons pas les questions de choix avec notre mental, mais avec nos ressentis et notre intuition.

Blocages et conscience

Il y a les moments où nous sommes déconnecté.e.s de nous-mêmes… et ceux où nous nous sentons bloqué.e.s, notamment face aux décisions à prendre.

Quand nous sommes bloqué.e.s, c’est que nous vivons avec un fonctionnement inconscient qui n’est plus adapté.
C’est comme si nous étions un ordinateur et que nous ne faisions pas les mises à jour de notre logiciel.

Nous voulons changer quelque chose dans notre vie (pro, perso), mais nous continuons d’utiliser nos anciens schémas de fonctionnement.
C’est pour ça que le changement que nous voulons, n’arrive pas.

C’est là que la conscience est importante.
La conscience, c’est créer une présence active dans mon corps, connectée à mes émotions, mon niveau d’énergie et mes pensées.
Et commencer à séparer intérieurement celui qui observe et celui qui expérimente.

Or nous passons beaucoup de temps dans nos pensées, tout particulièrement quand on est haut potentiel et/ou hypersensible, et nous nous identifions à elles.

La conscience nous aide à sortir de nos pensées pour nous reconnecter à notre corps, c’est-à-dire, tu l’as maintenant compris, là où nous prenons nos décisions.

Le pouvoir de faire des choix

Une autre grande conséquence de ne pas être pleinement conscient.e est de se sentir distrait.e ou difficilement concentré.e et de ne pas être capable de choisir où nous portons notre attention, car nos pensées nous envahissent.

Pourquoi ?
Nous sommes tous équipé.e.s du plus grand pouvoir que nous puissions avoir à chaque instant : celui de choisir où nous posons notre attention.

Mais l’attention est comme un muscle.
Nous ne sommes pas habitué.e.s à faire le choix de là où nous dirigeons notre attention, surtout quand nous vivons sous la dictature de nos pensées et de ce qu’elles nous disent.

Comment faire pour reprendre le contrôle de notre attention et vivre ce puissant pouvoir qu’est le choix de là où nous portons notre attention ?
En musclant notre attention (ex. : méditation), c’est-à-dire notre présence.

C’est être présent.e à sa vie qui crée le pouvoir de faire des choix pour avancer.

Bénéfices d’être présent.e à soi

Quand on n’est pas très présent.e et toujours en train de penser à hier ou à demain ou à quelque chose qui s’est passé il y a 10 ans ou se passera dans 10 ans, on ne passe pas notre temps là où la vie se déroule.

Ce qui a un impact sur nos relations : on ne ressent pas la profondeur et la connexion qu’on aimerait.

Ce qui a aussi un impact sur la variété des émotions qu’on ressent qui est faible : on ressent beaucoup plus le stress et l’anxiété et très rarement les émotions positives comme la joie.

Être conscient.e permet de se reconnecter à toute la palette des émotions, pas seulement les émotions positives, car la vie est faite de hauts et de bas.

Être présent.e est la 1re étape pour être pleinement humain.e et expérimenter des situations et des relations épanouissantes.

Être conscient.e permet aussi de se reconnecter à son corps pour sentir ce qui s’y passe, comme notre intuition qui nous indique par exemple si une situation est bonne pour nous ou non, et pour avoir de la clarté sur la direction à prendre dans sa vie, sur ce qui nous passionne.

Enfin, être conscient.e nous donne les outils pour défaire les programmes inconscients qui nous maintiennent bloqués (cf. mon post du 19 nov. 2019).

Et être pleinement conscient.e va nous permettre de créer de nouveaux choix et de nouvelles habitudes.

Pratique : la méditation guidée est un bon moyen d’être plus conscient.e : présent.e ici et maintenant à son corps et ses ressentis. Il existe de nombreuses méditations guidées accessibles en ligne, sur YouTube par exemple, ou sur son téléphone, comme avec  la célèbre appli Petit Bambou. Vous pouvez aussi vous tourner vers des instructeurs de méditation tels que Christophe André ou Fabrice Midal.

Cette peur qui t’empêche de passer à l’action

L’un des principaux sujets que mes client.e.s apportent en coaching, est souvent celui d’un blocage pour passer à l’action.

Ce blocage peut être causé par diverses choses :
🔸 Un manque de clarté sur là où tu veux aller
🔸 Le fait que tu te racontes des histoires sur ton (futur) projet, par exemple pour ne pas regarder le projet qui te ferait vraiment vibrer et continuer inconsciemment de t’auto-saboter
🔸 Ne pas prendre ta responsabilité et conserver (souvent inconsciemment) une posture de victime, ex. : je ne me fais pas aider là où j’en ai besoin, je crois que la vie m’envoie des signes me disant que ce n’est pas le moment…
🔸 La peur
🔸 Et sans doute plein d’autres raisons…

Parmi ces blocages pour ne pas passer à l’action, j’ai envie de me concentrer ici sur la peur, qui peut se présenter sous différents aspects :
🔸 La peur du jugement
🔸 La peur d’être un imposteur
🔸 La peur de ne pas tout maîtriser
🔸 La peur d’être rejeté.e
🔸 La peur de faire un choix
🔸 La peur d’échouer
🔸 La peur d’y arriver (et du vide qui pourrait suivre par ex.)
🔸 La peur d’écraser les autres
🔸 La peur d’être inintéressant.e, à côté de la plaque, ridicule
🔸 La peur que ce ne soit pas le bon projet
🔸 Etc.

Dans ce cas, qu’est-ce que la peur ?

C’est un panneau de signalisation au bord de ton chemin pour t’indiquer que tu sors de ta zone de confort.

Il n’y a aucun danger réel. Ce n’est ni une maladie mortelle, ni une bête féroce.

Ce n’est rien d’autre qu’une information.

La peur ne t’empêche pas d’avancer. Elle est même intimement liée au fait d’avancer.

Lorsque tu sors de ta zone de confort, tu te mets à apprendre de nouvelles choses.
Et qui dit « nouvelles choses », dit que tu ne les as jamais faites. D’où la peur… créée par ton ego qui préférerait que tu restes au chaud dans un espace connu : ta zone de confort.

Plus tu donneras de l’énergie à ta peur, plus elle grandira.

Ton attention est ton énergie. Ce sur quoi tu portes ton attention, va grandir.

Ton attention est comme l’engrais que tu dilues dans l’eau pour arroser tes plantes. Celles que tu arroses (de ton eau/attention), seront plus vertes et fleuries.

Veux-tu faire grandir ta peur ?

C’est toi qui décides.

Et si tu prêtes plus attention au regard des autres qu’à toi-même, tu te sentiras bloqué.e. Et tes projets ne grandiront pas.

Ça peut par exemple se traduire par la validation de ton projet par toute ta famille, la passation de 1001 certifications (ou tests, ça marche aussi), le fait de ne pas prendre soin de toi au point d’être épuisé.e, la boulimie de connaissances et la sensation qu’il y a toujours mieux à apprendre ailleurs…

Tu as alors toujours l’impression qu’il te manque quelque chose : une certitude, une validation, un savoir…

Pour la connaissance, c’est subtil : apparemment, on apprend pour soi et seulement soi. La question est ici : est-ce que ce que je souhaite apprendre me sert vraiment ou c’est une fuite pour ne pas passer à l’action ?

Ton projet parle, avant tout, de toi et non des autres, que ce soit faire de la photographie, être naturopathe, écrire des romans, donner des cours… C’est donc à toi qu’il faut donner ton énergie pour faire grandir ton projet et qu’ensuite, il serve les autres.

Comme dans cette image que j’aime bien : en cas de dépressurisation dans un avion, il faut d’abord mettre le masque à oxygène sur soi avant d’aider les autres.

Alors, à quoi donnes-tu ton énergie en ce moment ?

Enfin, imagine un petit enfant qui apprend à marcher.
Tout est nouveau pour lui, dans cet apprentissage.
C’est l’envie de faire d’autres choses, d’être plus autonome, d’avoir accès à d’autres objets qui le stimule à apprendre.

Il ne vient alors à l’idée d’aucun bébé de décider de rester à 4 pattes pour le restant de ses jours !

Et toi, qu’est-ce qui te donne envie de te mettre à marcher ?

Imagine que tu es à nouveau un petit enfant pour répondre à cette question.

Mettre ton énergie à clarifier ce qui te met des étoiles dans les yeux et à te connecter à ton/tes envie.s, te permettra de faire le 1er pas en dehors de ta zone de confort.

Cette petite victoire fera grandir ta confiance en toi.

Et oui, il n’y a qu’un seul moyen de dépasser sa peur, c’est l’action.

N’hésite pas à m’écrire pour me dire ce qui te met, toi, des étoiles dans les yeux 🤩

Le manque de confiance en soi n’existe pas

« Le manque de confiance en soi n’existe pas » nous dit la philosophe Anne Dufourmantelle. Plutôt provocant, n’est-ce pas ?

Il s’agit en réalité d’un manque de confiance en les autres, en ses capacités et en la vie.

En effet, ta confiance en toi se joue dans ton rapport à l’action et ton engagement dans le monde (tu y vas ou pas). Ainsi, tout ce qui t’enracine dans le réel peut te servir de base.

3 pistes pour développer ta confiance en toi :

❇️ Sortir de chez toi, nouer des relations avec des personnes différentes, inspirantes, des amis, des maîtres… toutes les personnes qui te grandissent, te réveillent, te révèlent.
Cherche des relations qui te font du bien et te sécurisent.
Vas-y avec ta peur, mais vas-y. Comme un enfant qui apprend à nager.

❇️ Développe tes compétences : grâce à la pratique ou à l’entraînement, elles te feront acquérir de la confiance.
Si en tant que HP, il t’arrive régulièrement de te sentir ‘nul.le’ (au point de remettre en cause ton test de QI) et de manquer de confiance en toi, peut-être que tu manques simplement d’entraînement. Le.s don.s inné.s sont développé.s par la pratique qui se transforment avec le temps en confiance.
Or, on veut souvent avoir confiance pour pouvoir se lancer. Une telle croyance crée de l’inertie. C’est l’inverse ! La confiance est une conséquence. 

❇️ Fête tes réussites, même petites, car ce sont elles qui t’enracinent dans le réel et te font prendre confiance.

⚠️ Attention : la recherche de compétence ne doit pas se transformer en recherche de contrôle, qui fige et ne crée aucune confiance. Le contrôle ne cherche que la répétition à l’identique de ce qu’on connaît déjà.

La compétence est au service de la vie, du mouvement et de la progression. Ton indice ici peut être le plaisir que tu prends à pratiquer. Le plaisir est le meilleur allié de la confiance.

En résumé, engrange de l’expérience pour développer tes talents, ta connaissance de toi et ton désir.
Et ça, personne ne peut le faire à ta place ! 👣

Avoir confiance en toi, c’est assumer ta vérité

Avoir confiance en soi passe également par s’écouter, c’est-à-dire écouter ses ressentis et ses jugements, et non se cacher derrière les « vérités » des autres, des traditions ou des religions.

Car quand tu fais ça, que fais-tu réellement ? Et bien, tu as peur de te faire confiance, tu as peur de ta propre vérité. Tu ne conçois pas que ce qui est en toi, puisse être valable.

4 pistes pour t’écouter et développer ta confiance en toi :

❇️ Offre-toi des moments où tu t’écoutes : méditation, course, yoga, écriture, marche, recueillement, accompagnement…

Et fais-en une habitude pour soutenir ta volonté.

❇️ Cette écoute de toi te permettra aussi de distinguer l’urgent de l’important, car l’urgent sape ta capacité de jugement.
Si c’est urgent, est-ce que c’est important pour toi ? Cette question te permettra de te recentrer sur ce que tu as à faire.

❇️ T’accueillir dans ta totalité :

🔹 Avec ton passé, sans occulter le sombre, sans chercher à voir le verre à moitié plein et sans t’auto-saboter en voyant le verre à moitié vide.

🔹 Dans ta totalité veut aussi paradoxal.e et changeant.e.

🔹 Sans te soumettre à tes tyrannies intérieures et aux vérités extérieures.

❇️ Te connecter à la beauté comme contempler un beau ciel ou t’émouvoir d’une chanson.
Dans ces moments-là, tu ne doutes pas une seconde : c’est beau.
Il en faut de la confiance pour énoncer une telle vérité, non ?!
La beauté te connecte au plus profond de toi, sans te fier à l’autre, son avis, son jugement, ses critères.
Elle permet de réapprendre à te faire confiance et à oser être toi. En toute liberté.
Te connecter à la beauté est aussi renouveler ta confiance en la vie et les autres, dans une universalité.

Que trouves-tu profondément beau ?

La confiance en toi est ta capacité à t’ouvrir à l’incertitude

Comment décider d’aller dans l’incertitude malgré le doute ?
Dois-je quitter mon poste pour cette proposition ? Dois-je changer de ville ?
Toute décision comporte une part de risque.

Si tu ne saisis pas ton pouvoir de décision, ta vie peut être une suite de non choix (qui en sont quand même en fait). Et tu auras la sensation qu’elle te file entre les doigts et ta confiance avec.

Décider, c’est agir avant de savoir.

Tu ne peux pas attendre d’avoir éliminer tous doutes pour décider et avancer. Car c’est impossible.
Imagine combien ta vie serait terne si tout était prévisible, calculable. Et pourtant ta liberté peut t’angoisser. Ton déni de l’incertitude peut être épuisant.

Ta confiance en toi est aussi le reflet de ta capacité à t’ouvrir à l’incertitude et à aimer ta liberté, plutôt qu’à la craindre.

❇️ Pour faire grandir ta capacité à décider, tu peux t’entraîner à décider rapidement pour des petites choses : un plat au restaurant, ta tenue du jour, etc.

Tu perds également confiance en toi quand tu fais de moins en moins de tes mains.
En effet, tu vois moins les effets de tes actions, alors que c’est porteur de sens, de fierté et de joie du travail fait.
Ça peut même te faire douter de l’utilité de ton travail (bonjour bullshit job), ce qui entame ta confiance.
Le manque de « faire » concret dans ton métier te déconnecte du plaisir et de l’expression de qui tu es.

En résumé, ne plus rien créer de tes mains contribue également à la perte de confiance en toi.
Oui, ça s’adresse notamment à toi, perché.e dans ton mental 😉

❇️ En faisant de tes mains, tu te façonnes toi-même. Et c’est là que tu révèles ton intelligence. D’où notamment le goût pour le DIY, la permaculture, l’artisanat, etc.

Sans forcément changer de vie demain, faire quelque chose avec tes mains est donc porteur de plus de confiance en toi.

Et toi, que vas-tu faire de tes 10 doigts aujourd’hui ?

La confiance en toi se développe dans l’action

Mais tu peux te dire : OK mais si je manque de confiance en moi, comment vais-je réussir à me lancer ?

En fait, quand tu te poses cette question, tu te mets une grande pression en présupposant que TOUT dépend de toi. Tu oublies ce que ton action va faire bouger directement et indirectement. Et il y a de nombreux paramètres que tu ne maîtrises pas : la météo le jour J, l’humeur de ton interlocuteur, les bugs techniques…

Il ne s’agit en fait pas de confiance en toi, mais de confiance en ton action. Et l’action est libératrice, comme le comédien qui n’a plus le trac une fois sur scène.

En n’agissant pas, un cercle vicieux se met en place, qui détériore ta confiance.
Agir, c’est se donner la chance d’avoir de bonnes surprises. La chance se provoque.

Et donc, si tu n’as pas confiance en toi aujourd’hui, ce n’est pas grave. Tout change tout le temps. Et toi aussi : tu es un être en devenir. Prends confiance en ce que tu peux devenir.

Il peut se passer tellement de choses à partir du moment où tu agis : des rencontres, des synchronicités, des actions en réponse, etc. Et l’expression-même de confiance en soi perd de son sens, car elle donne trop d’importance à « soi ».

Par ailleurs, quand tu traverses une crise de confiance, tu peux aussi t’appuyer sur ceux qui ont osé.
Qui admires-tu ?
Nourris-toi de leurs exemples. Leurs talents et leurs réalisations te parlent de la possibilité de ta propre réalisation.
Si c’est possible pour eux, c’est possible pour toi.

Il ne s’agit pas d’imiter (la singularité n’est pas copiable), mais de t’inspirer.

Et n’admire pas qu’une seule personne, mais plusieurs pour des aspects différents de leurs vies. Tu peux ainsi te créer ton mentor sur-mesure (cf. mon post du 28 octobre 2018).

La comparaison est un poison pour la confiance en soi

L’un des poisons de la confiance en soi est la comparaison, que (notamment mais pas que) les réseaux sociaux rendent particulièrement facile, qu’on en soit conscient ou non.

La comparaison est la certitude pour toi d’être perdant.e à tous les coups. Tu trouveras toujours quelqu’un pour te sentir moins bien que lui/elle, sur un aspect ou un autre.

Te comparer, c’est oublier que tu es unique, singulier.e.
Quand tu vis et affirmes ta singularité, la seule comparaison que tu fais, c’est avec toi-même : avec la personne que tu étais hier ou il y a 1 an.
Et ton progrès te permet de gagner confiance en toi.

Te faire confiance, c’est écouter et suivre ton désir et non les normes et les obstacles.
La connexion à ce qui compte pour toi, à ton désir est le moyen de rester sur ton axe et de progresser. Elle fait tomber toute tentation de comparaison, car les autres sont sur d’autres chemins, avec d’autres désirs.

Et t’appuyer vraiment sur ton désir permet d’avoir confiance en toi (cf. mes posts sur comment trouver ce que tu aimes quand tu aimes 1000 choses du 18 mars 2019 ou du 27 mai 2019 par exemple).

Te faire confiance, c’est aussi faire confiance en la vie qui, quoi qu’il se passe, te porte ou t’instruit.
La confiance en toi te demande de la maîtrise, mais aussi de t’abandonner à ce qui t’échappe : le mystère de la vie, du cosmos, de plus grand que soi…

Et… pour finir, s’il n’y avait pas de doutes, il n’y aurait pas de confiance 🙂



Source d’inspiration de cet article : « La confiance en soi », Charles Pépin