De l’auto-censure au choix

Je te partage un texte que j’ai écrit ce matin, initialement pour moi, sur un blocage… qui commençait à me gonfler. Pour appeler un chat un chat.
Peut-être qu’il sera inspirant pour toi.
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« J’ai très envie de développer mes activités, aider beaucoup de monde et me créer une belle vie ».
J’ai lu cette phrase ce matin dans la story de @anneclaire_meret. Je m’y reconnais pleinement, mais ça me pique, car je ressens que moi, je n’ai pas ‘très envie’ de développer mon activité.
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Bizarre…
C’est même comme si je n’en avais pas plus envie que ça.
J’ai en fait envie qu’elle se développe toute seule.
Par l’opération du Saint Esprit comme on dit.
En me disant qu’on finira bien par voir mon talent, un jour.
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Je sens en même temps le gros bullshit de non-affirmation de moi qu’il y a là. Et qu’il m’arrangeait bien de ne pas voir.
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En cas d’échec, ça me permettra de dire : c’est de la faute des autres qui n’ont rien compris.
C’est que ce n’était pas pour moi.
Que j’étais appelée à faire autre chose.
… L’Univers a bon dos.
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Ça me permet de rejouer mon scénario de fille incomprise.
Mon scénario de victime intello à la sauce « Lamartine allant pleurer sur les pierres ».
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Ça me permet de rester dans l’illusion de mon talent.
Oui illusion, car tant que je ne le confronte pas à la réalité, il n’existe pas en fait.
Ça me permet de ne pas m’engager et de pouvoir toujours reculer « au cas où ».
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Oui, j’ai beaucoup de bénéfices à ne pas avoir ‘très envie’ de développer mon activité de coach.
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Mais si je suis en train d’écrire, c’est que ça commence à me gêner.
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Je sens ce truc en moi qui a envie d’y aller franchement. No matter what.
Qui a envie de kiffer plus.
Qui a envie de lâcher les chevaux au lieu de se trouver des excuses tièdes.
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Et bien, qu’est-ce qui m’en empêche ?
Moi. Personne d’autre. Ni le temps, ni l’argent, ni les autres, ni mes compétences qui sont, je le sais maintenant, des excuses. Toujours.
Moi. Il n’y a que moi et les choix que je fais.
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Je ressens que je m’auto-censure avec des réflexions autour de la cohérence de mon offre de coaching, du jugement qu’on pourrait porter sur moi, de ce qu’est être coach pour moi. Et je ne suis alors plus ce qui m’enthousiasme.
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Mon auto-censure me donne sans doute aujourd’hui cette impression de ‘pas très envie’.
Alors que je n’ai absolument pas envie d’être ailleurs que là où je suis actuellement et de faire autre chose.
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Je sais que j’ai commencé à sortir de ces réflexions limitantes en proposant et travaillant à la création d’un programme d’écriture introspective. Je le sens. Ca me rend joyeuse et me connecte à ce ‘très envie de développer mon activité’.
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Ce n’est pas être coach comme je l’ai appris. Mais c’est être moi.
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Moralité : me connecter plus encore à ce qui m’enthousiasme. No matter what !